<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954</id><updated>2012-02-16T18:28:40.319+01:00</updated><category term='Recherche d&apos;emploi'/><category term='Citations'/><category term='MID-END'/><title type='text'>Les Mots Perdus</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>53</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-7504235172383365793</id><published>2011-01-17T17:33:00.000+01:00</published><updated>2011-01-17T17:34:59.735+01:00</updated><title type='text'>Façades sur rue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J’avance lentement sous un rideau gelé d’eau trop mouillée pour être de la neige, trop légère pour être de la pluie. Dans la nuit brillent d’abominables décorations qui me rappellent l’imminence de la grande plongée vers des jours de plus en plus courts. Les pavés serrés cachent de gigantesques flaques que je ne parviens pas toujours à éviter. Bientôt, je sentirai l’humidité remonter à travers mes doigts de pied.&lt;br /&gt;Cela fait soixante ans que j’habite ici, que je vis cette ville. J’ai vu construire, détruire, reconstruire, rénover des bâtiments, façonner des murs de toutes les couleurs. Moi, je la traverse sans cesse. Est-elle un peu de moi ou bien est-ce moi qui suis un peu d’elle ? Les gens vont et viennent dans un brouhaha discontinu, fait d’éclats de rire et de confidences. Mon regard balaie la foule sans se fixer, tandis que mes yeux clignent sous les gouttes acérées.&lt;br /&gt;Soudain, tout bascule, je vacille avant de m’étaler de tout mon long sur le trottoir dégorgeant d’eau. J’essaie de me relever. Mais mon corps ne sait plus par où commencer. C’est alors que je m’en rends compte : j’éprouve une vive douleur à la paume de ma main droite.&lt;br /&gt;Une ombre massive surgit devant moi, un homme aux larges épaules auquel je ne parviens pas à donner d’âge. Il me tend le bras. Un mince filet de lumière me permet juste de percevoir dans ses yeux une sorte de pitié mêlée de dégoût, comme s’il subissait sa « bonne action ». Je n’ai toujours rien articulé, je voudrais le remercier mais aucun son ne parvient jusqu’à ma bouche. L’inconnu sort machinalement un téléphone portable de sa poche. Il appelle les urgences.&lt;br /&gt;L’ambulancier m’enveloppe dans une couverture de survie et enroule une large bande blanche – très vite teintée de rouge – autour de ma main meurtrie. L’homme monte à bord, à ma plus grande surprise. Il jette des regards furtifs vers moi. Je suis tétanisée de honte. Suis-je présentable ? Je dois avoir les cheveux ébouriffé, le visage bouffi, et peut-être même que je suis couverte de tâches de sang. Je tourne la tête et regarde les rues qui défilent rapidement à travers la vitre. Dix minutes plus tard, nous attendons assis l’un à côté de l’autre aux urgences. Nous n’avons toujours pas échangé un mot. L’homme pianote des messages sur son téléphone portable. Je me décide à rompre le silence en m’excusant, je lui dis qu’il peut rentrer chez lui, que je ne veux pas le retarder davantage. Il me répond qu’il n’est absolument pas pressé et qu’il restera là jusqu’à ce qu’il se soit assuré de mon retour chez moi. Je m’étonne de sa façon d’articuler chaque syllabe, de poser lentement chaque son de sa phrase. Un frisson incontrôlé me traverse le dos.&lt;br /&gt;Sept personnes me précèdent. Les unes feuillettent machinalement des revues qui décrivent les secrets du biscuit parfait, prêt en quinze minutes, les autres regardent leur montre toutes les deux minutes. Pas un bruit, seul un enfant d’environ cinq ans agite un jouet difforme en plastique jaune qui répète inlassablement le même déclic – et qui agace profondément tout le monde. L’homme, lui, continue de m’observer avec insistance. Je n’ose pas le regarder en face.&lt;br /&gt;Nous attendons ainsi pendant une bonne heure. Je me sens faible, je tremble, et l’odeur de désinfectant qui règne ici m’étourdit. Je me décide à formuler la question qui me tracasse : « De quoi ai-je l’air ? » L’homme me regarde, sourit discrètement et hoche les épaules, pris au dépourvu. « Je dois vraiment avoir la mine défaite ! » poursuis-je en levant enfin franchement la tête vers mon interlocuteur. C’est alors que je remarque avec stupeur un détail qui m’avait échappé. L’inconnu qui m’accompagne a la peau du visage parsemée de fines traces de brûlures. Son sourire, ses dents jaunes sonnent faux. Au comble de la gêne, comme si le seul moyen de justifier cette situation était d’étendre des mots entre nous, il se produit quelque chose d’inattendu, je me mets à me dévoiler, longuement et d’une seule traite en fixant le mur pâle devant moi :&lt;br /&gt;« Un jour, impossible de lutter : le corps se plisse, se couvre de crevasses et de taches brunâtres qui s’étendent, se distendent. Le regard des autres change. Soit proie vulnérable, soit source inépuisable de pitié. Pourtant, là-dessous, bien caché sous cette corne et cette peau molle, sous ces veines saillantes où le sang circule plus difficilement, sous cette chair presque périmée, je suis restée la même. La voix qui vous parle, là, a été travaillée par la vie à l’image de mon corps flétri. Mais, je vous assure que la voix qui berce mes pensées les plus superficielles et les plus intimes, elle, est restée intacte. Jusqu’à mon soixante-cinquième anniversaire, j’étais toute focalisée sur mon apparence extérieure. La silhouette mince, élégante, j’attirais les compliments. Les hommes me désiraient. J’avais d’ailleurs fait, à trente ans, le choix de ne pas avoir d’enfant : je ne supportais pas l’idée que ma peau puisse être marquée, abîmée, par un être qui viendrait violer ma vie. Ma mère, après deux grossesses avait fini obèse et j’ai toujours eu la hantise de disparaître derrière une masse de chair. J’ai même avorté une fois. La première fois que j’ai senti que ma peau vieillissait, je devais avoir une vingtaine d’années. Quelle stupeur lorsque j’ai découvert dans le miroir des toilettes de l’entreprise où je travaillais mon visage façonné par ses premières rides ! Des toutes petites rides près des yeux, près de la bouche. C’est là que j’ai commencé à me maquiller à outrance, il fallait tout cacher. Adolescente, j’avais toujours été insouciante. Comparée à certaines camarades, j’avais la peau lisse comme une enfant. De cette peau blanche et douce qu’ont les poupées de porcelaine que je collectionnais quand j’avais cinq ans. Ma mère me racontait souvent comment, bébé, elle m’enduisait d’huiles essentielles et de crèmes hydratantes. Elle était fière de moi et m’exhibait comme un trophée. »&lt;br /&gt;J’ai la bouche sèche et pâteuse. Je m’arrête de parler. L’émotion a pris possession de tout mon corps et je tremble fort. Je sens toute l’attention de mon interlocuteur qui ne peut retenir un geste, il me pose la main sur l’épaule. Je ne peux réprimer un mouvement de recul.&lt;br /&gt;C’est à ce moment que le médecin m’appelle enfin. Je me sens épuisée. Je ne me suis jamais livrée avec autant de sincérité. L’inconnu se lève, je sens son regard et son sourire forcé dans mon dos. Nous entrons dans une salle aux murs blancs, trop éclairée, et je cligne des yeux. Le médecin retire la bande qui enserre mon poignet depuis de longues heures. J’éprouve une vive douleur. Le sang se remet à couler abondamment. Le docteur m’annonce qu’il doit me faire quelques points de suture. Ma tension baisse.&lt;br /&gt;L’aiguille passe et repasse à travers la chair vieille et flasque de ma main tremblante, c’est comme un lent glissement vers l’intérieur de moi-même. Instinctivement, avant que mes yeux ne se ferment, je jette un dernier regard autour de moi. L’inconnu s’est volatilisé. Tout tourbillonne autour de moi, je suis happée dans un brouillard opaque. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-7504235172383365793?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/7504235172383365793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=7504235172383365793' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7504235172383365793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7504235172383365793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2011/01/facades-sur-rue.html' title='Façades sur rue'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2583834197949288197</id><published>2010-10-08T12:52:00.000+02:00</published><updated>2010-10-08T12:53:22.583+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/TK74FfZx35I/AAAAAAAAAEs/UThFRl6u2rg/s1600/ErreurBlois.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 199px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5525626566042836882" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/TK74FfZx35I/AAAAAAAAAEs/UThFRl6u2rg/s400/ErreurBlois.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2583834197949288197?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2583834197949288197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2583834197949288197' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2583834197949288197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2583834197949288197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2010/10/blog-post.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/TK74FfZx35I/AAAAAAAAAEs/UThFRl6u2rg/s72-c/ErreurBlois.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-5346073089873582663</id><published>2010-09-16T17:51:00.002+02:00</published><updated>2010-09-16T17:57:06.435+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='MID-END'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Recherche d&apos;emploi'/><title type='text'>Je vaque, tu vaques, elle vaque... à taire.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour ranger des livres le mercredi après-midi et le samedi après-midi, on me demande de fournir des pièces nécessaires pour constituer un dossier. On me somme de passer une visite médicale parce que la médecine du travail imposée pour mon apprentissage « c’est pas la même chose ». C’est administratif, et on ne joue pas avec l’administration. Autrement dit, rien ne prouve que je peux travailler 8h par semaine quand je pouvais en travailler 39h la veille. On exige soudainement de moi tout un tas de pièces qu’on ne s’était pas donné la peine de me demander pour mon contrat d’apprentissage, et quelles pièces : les diplômes ! Quel dossier fourni et complet, de mon brevet des collèges, mon baccalauréat général, mon DEUG, ma licence, mon master, ma licence pro, et j’ajoute pour le plaisir, mon certificat de journée d’appel à la défense. Peut-être suis-je apte à ranger des livres ? Parce que finalement, je perds 14h par semaine pour 8h de travail, et perds plus de 13 € sur les environs 40 € que je dois gagner par semaine.&lt;br /&gt;A moins que la mairie ne doutait de ma réussite au diplôme préparé en son sein. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-5346073089873582663?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/5346073089873582663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=5346073089873582663' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/5346073089873582663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/5346073089873582663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2010/09/je-vaque-tu-vaques-elle-vaque-taire.html' title='Je vaque, tu vaques, elle vaque... à taire.'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2624892138972544541</id><published>2010-07-19T19:06:00.003+02:00</published><updated>2010-07-19T19:12:07.585+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='MID-END'/><title type='text'>Portrait d'un sadique en pro-fesseur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est des individus qui deviennent, bon gré, mal gré, « enseignants ». Parmi eux se démarque une espèce singulière qui, rejetée – et pour cause – de tous les établissements, se retrouve cloisonnée dans un modeste IUT. Ainsi frustré, le personnage peut délibérément agir en « pro-fesseur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit garçon, trop maigre pour ses 8 ans, est caché derrière le vieux meuble en chêne massif du salon. Accroupi, il tremble si fort que ses dents claquent. Son père, un homme bedonnant et poilu, entre dans la pièce. Il a une grande bouteille de vin à la main et il hurle : « Où tu te caches encore ? Réponds ?! Bon Dieu, mais réponds-moi ! De toute façon, je te retrouverai… ». Il retire soudainement sa ceinture. Le petit garçon trop maigre pour son âge a juste le temps de glisser sa tête sous ses bras. Un bruit métallique emplit la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fourchettes raclent les assiettes. Le père préside la table, à ses côtés sa femme et ses deux garçons. Les enfants parlent, les parents rient. Chacun évoque la journée passée, ces petits riens du quotidien qui construisent une vie. L’aîné a eu une bonne note à l’école, il a pu lire son travail devant toute la classe, même si cela l’a, il l’avoue, un peu intimidé. Le petit, un bambin de 5 ans, aux joues gonflées et rougies se lance dans de longues explications sur la traite des vaches – il a vu faire un fermier aujourd’hui –.&lt;br /&gt;Par terre, dans une assiette en terre cuite fissurée, le petit garçon trop maigre pour son âge mange avec ses mains les restes de la famille. Le bruit de fond des discussions familiales ronronne dans la cuisine. Il y a un silence. L’enfant lève la tête, apeuré. Son père semble soudain se souvenir de sa présence parmi eux, il se détourne vers le fils ingrat. Il se met à hurler. Pourquoi a-t-il encore manqué de respect envers M. Piedebiche son enseignant ? Qu’est-ce qu’il a donc dans la tête ? Mais la pire des punitions pour le maigrelet enfant, c’est le regard de sa mère : un regard suppliant et rempli de pitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux jeunes adolescents sont assis sur le petit muret qui borde le lycée. L’un fume consciencieusement une cigarette, le second – long et fin – mâche un chewing-gum en regardant furtivement autour de lui. Ce dernier rompt le silence en disant d’une voix hésitante que la jeune Caroline ne le rend pas insensible. Son ami secoue les épaules et lui répond d’un ton détaché que les filles sont toutes les mêmes.&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, en arrivant au lycée, le jeune adolescent long et fin surprend son ami avec la belle et convoitée Caroline. Ils s’embrassent au milieu du hall d’entrée en marbre. Il court jusqu’aux toilettes et se cache pour pleurer dans un box tagué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un jour comme un autre, un fourmillement d’étudiants sur le campus. Personne ne prête attention à cet insignifiant jeune homme qui est assis sur un banc, au milieu du couloir et qui lit avec ardeur. De petites lunettes rondes surmontent son long nez. L’étudiant n’a pas d’amis, et lorsque les filles s’adressent à lui ou qu’il est contrarié, il bégaie. Il déploie une intense énergie dans ses études : tout doit être parfait. Il réussit tous ses examens, avec un certain confort, à l’exception d’une matière insignifiante : « Théorie et méthode de pédagogie en milieu universitaire ». Le jeune homme est présent dans toute action politique à responsabilité : amicale de la fac, AFGES, vendeur OFUP – pour gagner un peu d’argent –, soirée entre porteurs de faluches. Ce n’est pas qu’il soit le bienvenu partout, mais qu’il est impossible de se débarrasser de lui. L’étudiant gringalet trace lentement sa route selon un schéma déterminé, comme la larve finit toujours par accéder au sac de farine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une quarantaine de rencards ratés plus tard – tant avec des femmes qu’avec des hommes –, le mystérieux individu atteint l’apogée. Son père est décédé des suites d’une cirrhose incurable. Il voit sa mère un week-end sur deux, fièrement, il enfile son plus beau costard et achète toujours une rose rouge pour tenter de combler le regard de pitié qui demeure toujours dans ses yeux. Ses deux frères semblent si parfaits.&lt;br /&gt;Il apporte de bonnes nouvelles. Après licenciement de l’armée pour cause de trop longues palabres insignifiantes, il trouve une place dans un paisible IUT de province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une trentaine de paires d’yeux le fixent. Ce qu’il déteste ces mises en scène, ces espèces de débiles face à lui – quand même, qui parmi ces abrutis serait capable d’arriver à sa hauteur ? – . Il subit. Le malaise impose le silence dans l’assistance. « Mon Dieu, répondez, répondez-moi quelque chose ! » jappe-t-il en boucle. Les cliquetis de trousse font soudain écho au lointain bruit métallique d’une ceinture, à une fourchette qui gratte une assiette. C’est trop. Il s’en fuit.&lt;br /&gt;Si l’un d’eux se met à parler, l’angoisse le submerge. Il se pourrait qu’il devienne un danger. Que personne ne l’interrompe, maintenant qu’il a enfin tous les droits !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étudiant est debout face à lui. La jouissance est totale : voici son pouvoir ultime sur le jeune tout tremblant. Qu’il parle, défende, exprime avec ardeur l’émotion de toute une année de travail à soutenir, qu’il essaie seulement. Le plaisir est d’autant plus fort – le petit garçon trop maigre pour son âge peut sortir de sa cachette et faire une grimace à son père –. Il pose son regard plein de boue sur les travaux qu’on lui présente et les détruit consciencieusement, à la manière d’une vermine inextirpable. Le règne du pro-fesseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MR &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2624892138972544541?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2624892138972544541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2624892138972544541' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2624892138972544541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2624892138972544541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2010/07/portrait-dun-sadique-en-pro-fesseur.html' title='Portrait d&apos;un sadique en pro-fesseur'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3431300048674085056</id><published>2009-12-13T18:00:00.002+01:00</published><updated>2009-12-13T18:11:30.352+01:00</updated><title type='text'>Du virtuel au concret</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;color:#660000;"&gt;J’ouvre une feuille word vierge. J’aurais pu choisir une page open office. Mais c’est encore instinctif, la bonne vieille feuille blanche word. Je pourrais la remplir d’un tas de choses, de tableaux par exemple, voire de tableaux excel que j’insèrerais… Je pourrai y insérer des photos à gogo, choisir de mettre la feuille en mode paysage, rajouter des puces, des traits, des couleurs…&lt;br /&gt;Je suis d’ores et déjà en train de me questionner : est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux tout à l’heure, que je l’insère d’un bloc notes plutôt que de word, pour supprimer toute mise en forme, afin de pouvoir retravailler mon texte directement sur mon blog. J’en suis à ces questionnements maintenant. On pourrait presque parler de déformation professionnelle. Presque, parce que c’est loin d’être encore le cas !&lt;br /&gt;Je travaille sur du &lt;em&gt;concret virtuel&lt;/em&gt;. Des « nouveaux outils », plus si nouveaux que cela puisqu’ils ne cessent d’être dépassés. M’enfin un truc jugé concret par le grand public. Après le reste, ça ne compte pas.&lt;br /&gt;Pourtant, je suis devant ma feuille blanche word, impuissante. L’éternel problème du sens mêlé à l’ « imagination ». L’écriture aphone. Ou pire : au milieu du stress quotidien naît la culpabilité de prendre une petite part de son temps pour soi, pour cet &lt;em&gt;abstrait plus que virtuel&lt;/em&gt;, et l’écriture devient stérile.&lt;br /&gt;J’essaie de l’attraper dès que possible, l’écriture. Pour ne pas la perdre complètement, me protéger d’une éventuelle frustration chronique. Mais il faut bien l’avouer, certains "exercice" ne fournissent pas un terrain d’entente unanime alors s’il faut oublier le sujet pour traiter le concret, je préfère me contenter du copier / coller.&lt;br /&gt;Heureusement, il y a quelques rubriques à alimenter, de temps en temps, sur la plateforme au travail. Et bien sûr et surtout : les cours d’écriture !&lt;br /&gt;Je regarde les livres posés autour de moi, certains prennent la poussière, d’autres sont empilés un peu maladroitement, certains sont légèrement cornés et s’entrouvrent discrètement… Mon &lt;em&gt;virtuel concret&lt;/em&gt; en suspend.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3431300048674085056?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3431300048674085056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3431300048674085056' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3431300048674085056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3431300048674085056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/12/du-virtuel-au-concret.html' title='Du virtuel au concret'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-4014629179798482796</id><published>2009-10-05T18:56:00.005+02:00</published><updated>2009-10-05T19:03:49.358+02:00</updated><title type='text'>Déclaration de changement de situation à la CPAM</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;1. Situation actuelle &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Apprentie&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;2. Situation antérieure à la situation N°1&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Demandeuse d'emploi&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Période sans emploi : &lt;em&gt;du *** au ***    &lt;/em&gt;Motif : &lt;em&gt;Jeune diplômée&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-4014629179798482796?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/4014629179798482796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=4014629179798482796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4014629179798482796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4014629179798482796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/10/declaration-de-changement-de-situation.html' title='Déclaration de changement de situation à la CPAM'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-917091016565533587</id><published>2009-10-05T18:46:00.004+02:00</published><updated>2009-10-05T19:10:57.800+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokT8y6leI/AAAAAAAAAEY/eopftU-Svno/s1600-h/IMGP5164.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389159829258016226" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokT8y6leI/AAAAAAAAAEY/eopftU-Svno/s400/IMGP5164.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokTUG6EeI/AAAAAAAAAEQ/6lxDQ7JTS6Y/s1600-h/IMGP5170.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389159818336014818" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokTUG6EeI/AAAAAAAAAEQ/6lxDQ7JTS6Y/s400/IMGP5170.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokTGQ0sMI/AAAAAAAAAEI/5h-7852OeVw/s1600-h/IMGP4759.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389159814619508930" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokTGQ0sMI/AAAAAAAAAEI/5h-7852OeVw/s400/IMGP4759.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les yeux fixés sur les arbres. Intensément. Le feuillage s'agite, légèrement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-917091016565533587?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/917091016565533587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=917091016565533587' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/917091016565533587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/917091016565533587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/10/les-yeux-fixes-sur-les-arbres.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SsokT8y6leI/AAAAAAAAAEY/eopftU-Svno/s72-c/IMGP5164.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3515348108430296594</id><published>2009-09-18T19:35:00.004+02:00</published><updated>2009-09-18T20:52:43.870+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#000066;"&gt;Ce matin, à la radio, ils ont dit que mon voisin avait la grippe : "Votre voisin a la grippe, attention, vous êtes cernés". Ils disaient aussi qu'elle était très contagieuse, et que je risquais de l'attraper en prenant l'ascenseur, en touchant les poignées des portes, en me tenant à la rampe de l'escalier. Du coup, je ne savais pas quoi faire. Je suis resté chez moi. J'ai mis un masque. J'ai à peine osé répondre au téléphone. C'était un mec qui m'appelait pour me dire que mon ordinateur était menacé par un virus de type "cheval de troie" très puissant, et que je devais à tout prix, si je ne voulais pas prendre de risques, acheter un anti virus plus puissant que le mien. J'ai répondu au monsieur que mon voisin avait la grippe, alors il a raccroché. J'ai du lui faire peur. Ensuite, j'ai commencé à avoir un peu faim. L'ennui, c'est que je n'avais plus rien à manger, enfin presque plus rien, en vérité, il restait quelques pâtes au fond d'un vieux sachet. Rien qui puisse les accompagner. Faut dire que je n'achetais plus de légumes depuis plusieurs semaines, on ne sait jamais, un grippé aurait pu les toucher... Sans parler de la viande. Quand on entend le nom de ces nouveaux virus, on se dit qu'il vaut mieux éviter de manger des animaux. Ca m'embêtait quand même de manger mes pâtes seules, comme ça. Parce qu'à la télé, ils écrivent toujours qu'il faut manger au moins cinq fruits et légumes par jour. J'étais un peu perplexe. Je me suis lavé les mains avec un antibactérien qui paraît-il est le meilleur remède contre les attaques virales. J'ai fait bouillir de l'eau en bouteille parce que l'eau du robinet pourrait être contaminée par des fanatiques de la terreur. J'ai retiré mon masque et j'ai mangé mes pâtes. L'après-midi, je n'avais rien à faire. Je n'osais pas allumer mon ordinateur, à cause du type du matin. Je n'avais pas envie d'entendre encore parler de mon voisin à la radio. Alors j'ai allumé la télé. Il y avait une émission qui annonçait enfin l'arrivée salvatrice du grand vaccin miracle contre la toute nouvelle grippe ! Il y en avait, paraît-il, des millions en stock ! J'ai donc décidé de ne plus sortir de chez moi et de faire venir mon médecin à domicile. Il apportera la solution à mon problème. Après l'émission, il y avait un message qui disait que pour ma santé, je devais bouger plus. Alors j'ai fait quelques kilomètres sur mon vélo d'appartement. J'ai été interrompu par un sms de mon frère. Il me demandait conseil pour son fils. Devait-il le laisser continuer d'aller à l'école ? Je lui répondis que, bien sûr, il serait préférable, qu'il le garde chez lui, à l'abri. Je lui parlais aussi de la solution miracle, le vaccin. En soirée, je voulais me fumer une petite cigarette pour me détendre, me remettre de mes frayeurs de la journée. Mais sur le paquet, il y avait écrit que j'allais mourir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#660000;"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;J'avais oublié que j'étais mortel.         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#660000;"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#660000;"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;                                                                                                                                                                                                                         &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SrPWczRtlRI/AAAAAAAAAEA/pfHtc9Yro7k/s1600-h/Cul+%C3%A9l%C3%A9phant.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 115px; HEIGHT: 201px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5382881769927054610" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SrPWczRtlRI/AAAAAAAAAEA/pfHtc9Yro7k/s200/Cul+%C3%A9l%C3%A9phant.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#660000;"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;                                                              &lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3515348108430296594?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3515348108430296594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3515348108430296594' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3515348108430296594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3515348108430296594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/09/ce-matin-la-radio-ils-ont-dit-que-mon.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SrPWczRtlRI/AAAAAAAAAEA/pfHtc9Yro7k/s72-c/Cul+%C3%A9l%C3%A9phant.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-6838418910002421930</id><published>2009-06-09T17:59:00.002+02:00</published><updated>2009-06-09T18:06:20.230+02:00</updated><title type='text'>Un message pour ma nouvelle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;Sous les dents avides d'une machine acérée&lt;/em&gt; a été écrite pour un concours organisé par une "association régionale pour l'amélioration des conditions de travail" en languedoc roussillon. Je viens de découvrir dans ma boîte mail la réponse à cette participation. La voici :&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;color:#990000;"&gt;"Tout d'abord merci de votre participation à notre concours de nouvelles.&lt;br /&gt;Le jury s'est réuni la semaine dernière pour statuer sur l'issue du concours.&lt;br /&gt;J'ai la grande joie de vous annoncer que votre nouvelle fait partie des nouvelles retenues pour être publié dans le recueil de nouvelles."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;color:#990000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;color:#990000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;color:#000000;"&gt;Eh bien, le Pôle Emploi aura au moins mené à quelque chose...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-6838418910002421930?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/6838418910002421930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=6838418910002421930' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6838418910002421930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6838418910002421930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/06/un-message-pour-ma-nouvelle.html' title='Un message pour ma nouvelle'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-5497418182155361955</id><published>2009-04-29T17:47:00.001+02:00</published><updated>2009-04-29T17:50:50.486+02:00</updated><title type='text'>Sous les dents avides d'une machine acérée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;Ce matin, je suis allée, pleine d’espoir, à mon premier rendez-vous pour l’emploi. J’ai préparé attentivement tous les papiers nécessaires, tracé mon itinéraire à travers les recoins méconnus de la banlieue où on m’envoyait. Curieuse de ce que je découvrirai peut-être, je me suis levée de bonne heure. J’ai bondi dans les transports en commun, comme pour un départ en voyage. Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, ni de la diplomatie du temple emploi.&lt;br /&gt;J’ai franchi la porte de l’administration. Il y régnait une étouffante chaleur. Des gens allaient et venaient, un mélange d’ethnies et d’âges. Le personnel en nombre restreint tentait de gérer ces flux. On m’a dit d’attendre devant une porte à code chiffré. Peut-être qu’un jour ces portes seront blindées. On n’est jamais trop prudent. D’ailleurs, « dans le cadre du plan Vigipirate », les toilettes sont fermées à clefs. Un terroriste pourrait s’y faire sauter. Ou un demandeur d’emploi s’y suicider…&lt;br /&gt;Une personne est arrivée, elle m’a nommée. Je lui ai dit bonjour poliment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà donc assise dans un box, sans aucune discrétion, parmi d’autres embarqués. Après quelques jeux de regards embarrassés et quelques hésitations, je sens l’impatience de mon interlocuteur qui croît. Le temps presse : dans le couloir, ils sont des dizaines, et la journée ne fait que commencer. Je suis, je crois, du temps perdu. Je ne corresponds à aucun code concret, je ne suis qu’un profil abstrait qui se soustrait à toute catégorie. Comment m’inscrire dans le logiciel ? Je bégaie, j’utilise toute mon énergie pour ne pas fondre en larmes, et j’en convaincs moi-même, c’est vrai, oui vous avez raison, je ne sais « rien » faire. Ma mémoire parcourt ces six dernières années avec rapidité, le temps d’un silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce est longue et large. Il règne une odeur de poussière métallique et de graisse. L’immense machine s’élève au centre de l’atelier, avec ses dents en acier, et ses mécanismes si complexes. Elle parle en continu, dans un bruit de pompes gutturales suivi d’un crissement aigu – fusion de deux plaques de fer –, régulièrement, infatigable. Maîtresse des lieux, la presse s’impose. Il n’y a plus qu’elle, omniprésente, elle qui s’immisce jusque dans la plus profonde intimité des employés, les berce et les maintient éveillés à la fois.&lt;br /&gt;Il fait une chaleur caniculaire : ici, les appareils ne nécessitent pas d’être refroidis par la climatisation. Trempée de sueur, j’emballe de petits appareils. En cadence. Alors, je ne peux m’empêcher de penser au film Dancer in the Dark, où l’héroïne, Selma, se met à danser et à chanter au rythme des machines, tout en se tuant au travail pour faire vivre son jeune fils. Les membres engourdis, les poignets affaiblis par la répétition des gestes, toujours ces mêmes gestes (plier les boîtes en carton, les remplir d’une notice d’explication pour l’installateur, placer le petit appareil accompagné d’un boulon en plastique noir, d’un joint transparent et d’un couvercle jaune, fermer la boîte, enfin y coller une étiquette blanche portant le numéro de série), je m’applique du mieux que je le peux.&lt;br /&gt;Une horloge est accrochée en évidence au dessus de la grande porte battante. Quand bien même je cherche à me recueillir en mon for intérieur, le monstre temps est là pour me rappeler chaque secondes : interminables. Les jours se conjuguent dans leur régularité invariable de métronome. Du levé au couché, tout est réglé. Le regard reste accroché aux aiguilles, et Baudelaire résonne : « Souviens-toi que le Temps est un joueur avide ! » C’est l’éternité qui se renouvelle à l’infini. Un combat interne et très intime qui se divise puis s’agrippe en chacun des ouvriers.&lt;br /&gt;Dans ce monde de silence et de bruits soporifiques, les yeux développent de nouveaux sens, ils scrutent, ils cherchent à capter absolument tout ce qui, l’espace d’un instant, aussi futile soit-il, pourrait se transformer en de la distraction. Une tâche de sueur sur une chemise, le passage d’un homme à la moustache noire dans l’allée centrale, les gestes saccadés d’un collègue portant d’épaisses lunettes de sécurité assis le dos voûté, le chef du chef – un gros monsieur assez calme – arrivant pour le compte-rendu matinal avec le responsable du service ou encore les allées et venues du factotum un peu pataud.&lt;br /&gt;Mais le plus lourd à supporter, c'est le poids des obsessions, ce face à face sanglant dans les profondeurs de soi, l'inutile combat contre les souvenirs, cette ronde fourchue d'images et de paroles incolores diluées et remuées dans le temps. Comme un brouhaha continu que chaque seconde passée dans cet atelier ravive : le sourire sournois de la grosse presse sous la chaleur écrasante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conseiller survole rapidement mes diplômes avec un air de dédain soudain. Si j’espère trouver du travail, il me faudrait au moins un bts ou un bac pro, il faudrait que je passe des concours ou que je me réoriente, oui mais vers quoi ? Je regarde mon locuteur fixement, en guise de réponse, il me dit : « c’était à vous de réfléchir avant de choisir de faire ces études ! », tandis qu’un faux sourire laisse entrevoir l’espace d’un court instant ses dents jaunes. Je me sens poussée vers le bas, vers un vide immense, un boulet enchaîné à mes pieds, mon master de lettres modernes, ma passion affichée et affirmée pour l’écriture et la littérature froissée, déchirée, brûlée avec un soin tout particulier, en quelques secondes, quelques mots, un soupir et un regard mi-clos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais toujours rêvé d’écrire un mémoire. Traiter d’un sujet qui me plairait, poursuivre sans cesse des recherches, établir un plan afin d’ordonner des idées. Pendant deux ans, je m’étais accrochée à mon projet. Je l’avais mené jusqu’au bout. Un travail sans début ni fin, sans trêves ni vacances. J’avais rédigé plus de cent pages en m’efforçant d’être rigoureuse et précise. En toute autonomie, j’organisais la rédaction de ce mémoire, j’écrivais tous les jours. J’alternais mes allées et venues dans les bibliothèques, je restais constamment à l’affût de tout colloque, de toute conférence. Curieuse, je ne voulais pas en rester aux frontières de ma problématique, poussant sans cesse plus loin la réflexion menée.&lt;br /&gt;En parallèle et dans le cadre des cours, il me fallait préparer régulièrement de longs exposés, sur des sujets précis, qui n’avaient pas nécessairement de rapport avec mon travail central. Il fallait pour cela entreprendre les mêmes démarches que pour le mémoire, mais dans une durée restreinte qui ralentissait mes recherches initiales.&lt;br /&gt;Tous les étés, pour financer mes études, la grande presse m’adressait son plus grand sourire, ses longues dents acérées pointées vers moi. J’étais prête à tout supporter pour retourner en cours à la rentrée.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’accepte d’être inscrite à une espèce de bilan de compétences – les explications restent vagues – qui se déroulera dans un mois. Une main me tend un papier de récapitulation sur lequel figurent des fautes d’orthographe. Je sors. C’est au suivant, il faut enchaîner, vite.&lt;br /&gt;Je fais quelques pas dans la rue. En moi, tout se bouscule. Je ne parviens décidément pas à me confronter à la réalité : je suis trop jeune, trop diplômée, mais je n’ai pas le bon diplôme, je n’ai pas assez d’expériences, trop, pas assez. L’ère du temps est à la production non à la création, à l’incessante reproduction, non à la « récréation ». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-5497418182155361955?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/5497418182155361955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=5497418182155361955' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/5497418182155361955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/5497418182155361955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/04/sous-les-dents-avides-dune-machine.html' title='Sous les dents avides d&apos;une machine acérée'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2713885058496530954</id><published>2009-04-23T22:59:00.001+02:00</published><updated>2009-04-29T17:58:07.904+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/aplusduntitre/fiche.php?diffusion_id=72871"&gt;http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/aplusduntitre/fiche.php?diffusion_id=72871&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir la deuxième partie de l'émission. Anne-Claire Rebreyend en interview.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2713885058496530954?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2713885058496530954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2713885058496530954' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2713885058496530954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2713885058496530954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/04/httpwww.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3933819221522913572</id><published>2009-04-09T16:34:00.002+02:00</published><updated>2009-04-09T16:40:39.825+02:00</updated><title type='text'>Service après vente de l'autruche</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/Sd4IALysL2I/AAAAAAAAAD4/9Gp9tIbsIv8/s1600-h/IMGP4013.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322700608856928098" style="WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/Sd4IALysL2I/AAAAAAAAAD4/9Gp9tIbsIv8/s320/IMGP4013.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je ne sais pas me vendre. Je n’ai pas de label. Je ne me suis pas créée des effets spéciaux et de fait, je ne brille pas. On ne me voit pas.&lt;br /&gt;J’ai été jugée brillante pendant toutes mes études : mentions, encouragements. Mais je ne suis pas sous garantie, j’ai du oublier de souscrire à une assurance, on nous en propose tellement… Alors, maintenant je périme. Ce n’est pas facile de pourrir ainsi, le cerveau devient mou, la paresse s’installe, les heures tournent, passées à s’oublier. Tout le savoir dont je me suis empiffrée pendant des années s’enfuit, comme de la matière gazeuse. Rien pour le rattraper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je deviens une sorte de parasite : un truc qu’on ne laisse pas approcher, on risquerait de me vomir. Dangereuse ou incapable ? C’est une lutte interminable, celle d’un préjugé de base – devenu un fait commun en France – contre un mollusque impuissant.&lt;br /&gt;Une autruche ferait mieux de ne pas vouloir sortir la tête du sable…&lt;/span&gt;       &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;                                                      &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/Sd4H_nI3rfI/AAAAAAAAADw/8_UaZ3DiQmM/s1600-h/IMGP4019.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322700599017844210" style="WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/Sd4H_nI3rfI/AAAAAAAAADw/8_UaZ3DiQmM/s320/IMGP4019.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3933819221522913572?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3933819221522913572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3933819221522913572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3933819221522913572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3933819221522913572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/04/service-apres-vente-de-lautruche.html' title='Service après vente de l&apos;autruche'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/Sd4IALysL2I/AAAAAAAAAD4/9Gp9tIbsIv8/s72-c/IMGP4013.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2673556191247862248</id><published>2009-02-27T09:16:00.002+01:00</published><updated>2009-02-27T09:17:16.264+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Article sur &lt;em&gt;Intimités amoureuses&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/02/26/intimites-amoureuses-france-1920-1975-d-anne-claire-rebreyend_1160543_3260.html"&gt;http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/02/26/intimites-amoureuses-france-1920-1975-d-anne-claire-rebreyend_1160543_3260.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2673556191247862248?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2673556191247862248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2673556191247862248' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2673556191247862248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2673556191247862248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/02/article-sur-intimites-amoureuses-dans.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-6586053369335261496</id><published>2009-02-17T17:53:00.000+01:00</published><updated>2009-02-17T17:54:52.004+01:00</updated><title type='text'>L'oiseau en cage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La rage se soulève sous la pluie d’un ennui brutal. Un jour lourd sous un ciel baudelairien, un soleil mort.&lt;br /&gt;La chambre est petite et mal éclairée. Le parquet craque. Une folle échevelée regarde par de petits carreaux rectilignes la cime d’un grand sapin, raide et froid. Elle ne bouge pas, son regard est fixe. Derrière l’arbre massif, il y a un jardin, un grand jardin laissé à l’abandon où poussent les mauvaises herbes couchées par les longues pluies de l’hiver, une immensité sans vie. Et le regard, au risque de se perdre, se fixe, seul, sur le sapin uniforme.&lt;br /&gt;Elle a la bouche entrouverte. Dans le silence qui l’entoure résonne le râle de sa respiration régulière et profonde. La solitude est une muselière aux harnais infaillibles. Sur une table en bois, à l’arrière de la pièce sont disposés quelques dessins aux traits violents et aux couleurs tourmentées par des jeux d’ombres et de reflets : ils représentent les branches d’un sapin difforme. Sinon, rien. Rien que des crayons de couleurs et quelques dessins. Puis le vide désert. Des murs blancs, des draps blancs, une vieille table et derrière les barreaux de la fenêtre, le grand sapin qui domine le parc.&lt;br /&gt;La pièce est totalement insonore. Tout paraît calme, trop calme, presque indolore et la puissance des hurlements internes de la pauvre folle échevelée ne parvient pas à traverser la fenêtre close ni à toucher l’arbre solitaire.&lt;br /&gt;Sur une branche, un moineau chantonne sous la pluie. Il secoue ses plumes mouillées. Puis, il s’envole vers l’éternité, au-delà des barrières du parc, par-delà les villes et la campagne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;(Août 2008)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-6586053369335261496?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/6586053369335261496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=6586053369335261496' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6586053369335261496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6586053369335261496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/02/loiseau-en-cage.html' title='L&apos;oiseau en cage'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-6288529061663784716</id><published>2009-02-05T18:35:00.005+01:00</published><updated>2009-02-08T10:19:01.539+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Après plusieurs mois de silence, je laisse parler de lui-même ce petit message : elle est étrange la sensation d'aller dans les librairies qu'on apprécie et de demander un ouvrage pour lequel on épelle soigneusement son propre nom de famille, avec un soin aussi méthodique que s'il s'agissait de tout autre acte administratif ou officiel de "tous les jours". Le livre est sorti officiellement aujourd'hui même. Cela fait des semaines que je l'attendais, ce jour. Une fierté sans limites. Se retrouver à la caisse d'une librairie, un livre de sa soeur en main ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Pour en savoir plus :&lt;/span&gt; &lt;a href="http://w3.pum.univ-tlse2.fr/spip.php?page=ouvrages&amp;amp;id_article=827"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;http://w3.pum.univ-tlse2.fr/spip.php?page=ouvrages&amp;amp;id_article=827&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Un article dans &lt;em&gt;Le Monde des livres&lt;/em&gt; devrait suivre très prochainement.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299371924921483874" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SYsmsD2fgmI/AAAAAAAAADo/PvvRZkBWCA4/s200/IMGP3703.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-6288529061663784716?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/6288529061663784716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=6288529061663784716' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6288529061663784716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6288529061663784716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2009/02/apres-plusieurs-mois-de-silence-je.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SYsmsD2fgmI/AAAAAAAAADo/PvvRZkBWCA4/s72-c/IMGP3703.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2205375120373521267</id><published>2008-11-28T17:47:00.000+01:00</published><updated>2008-11-28T17:52:13.258+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/STAhk0iJ8vI/AAAAAAAAADc/1_wt4bigG8A/s1600-h/IMGP3327.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5273752080111760114" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/STAhk0iJ8vI/AAAAAAAAADc/1_wt4bigG8A/s400/IMGP3327.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2205375120373521267?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2205375120373521267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2205375120373521267' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2205375120373521267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2205375120373521267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/11/blog-post.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/STAhk0iJ8vI/AAAAAAAAADc/1_wt4bigG8A/s72-c/IMGP3327.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-376831049160176557</id><published>2008-11-12T22:16:00.001+01:00</published><updated>2008-11-12T22:20:10.168+01:00</updated><title type='text'>Les romans et la littérature</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;               Aujourd’hui, je rangeais soigneusement des livres dans les rayons de littératures européennes quand une femme vint me poser une question assez déconcertante : « Excusez-moi, je cherche les romans ». Pour le moins interloquée, je l’interroge du regard, tout en émettant un « Euuuuh… » communicatif. Alors, elle poursuit : « Ici on est dans la littérature, moi je ne veux pas de littérature, je cherche les romans.&lt;br /&gt;-         Des romans ? Quel genre de romans ?&lt;br /&gt;-         Des romans policiers par exemple, je sais pas, des romans quoi.&lt;br /&gt;-         Non mais, euh, c’est que, euh, la littérature comme vous dites, c’est des romans aussi, les romans c’est tout ce qui fait appel à l’imaginaire.&lt;br /&gt;-         Ah, je suis ignorante, excusez-moi.&lt;br /&gt;-         …&lt;br /&gt;          Voilà les policiers sont ici…&lt;br /&gt;-         Sinon, y a les romans de Chapsal, vous voyez des trucs comme ça, c’est où ?&lt;br /&gt;-         Les romans sont classés selon la nationalité des auteurs. C’est donc au rayon français.&lt;br /&gt;-         Vous n’auriez pas quelque chose à me conseiller ?&lt;br /&gt;-         Peut-être aimeriez-vous Danielle Steele ?&lt;br /&gt;-         … »&lt;br /&gt;              La moralité, c’est que, en retournant les propos de cette brave femme, on arrive à l’idée que les romans policiers et toutes ces séries de livres kitsch, voire carrément inintéressants qui garnissent les rayons (ces séries de livres épais, gros, aux traits souvent très niais) ne sont pas de la littérature.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;                Je ne vous le fais pas dire !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-376831049160176557?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/376831049160176557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=376831049160176557' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/376831049160176557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/376831049160176557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/11/les-romans-et-la-littrature.html' title='Les romans et la littérature'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-4371427912334491619</id><published>2008-11-11T12:25:00.003+01:00</published><updated>2008-11-11T14:45:15.837+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Les arbres frémissent légèrement, dans la douceur d'un jour où, derrière l'opaque masse grise, se dévoilent les morceaux d'un soleil froid.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-4371427912334491619?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/4371427912334491619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=4371427912334491619' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4371427912334491619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4371427912334491619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/11/les-arbres-frmissent-lgrement-dans-la.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-361233627507042837</id><published>2008-11-05T14:30:00.008+01:00</published><updated>2008-11-05T14:57:44.505+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Extrait d'un poème du recueil &lt;em&gt;Feuilles d'herbe&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Walt Whitmann&lt;/strong&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;J'ai dit que l'âme n'est pas plus que le corps,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et j'ai dit que le corps n'est pas plus que l'âme,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et que rien, pas même Dieu, n'est plus grand&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;aux yeux de chacun que soi-même,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et que quiconque fait deux cents mètres&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;sans amour va à ses propres funérailles vêtu &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;de son linceul,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et que toi ou moi, nous pouvons sans un sou&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;en poche acheter ce qu'il y a de mieux sur la terre,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et que regarder avec un oeil ou montrer&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;un haricot dans sa cosse confond la science&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;de tous les temps,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et qu'il n'y a pas de métier ou d'emploi&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;où le jeune homme qui l'exerce ne puisse&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;devenir un héros,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et qu'il n'y a pas d'objet si fragile qu'il soit qui&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;ne puisse servir de moyeu à la roue de l'univers,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Et je dis à tout homme et à toute femme :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;"Que ton âme demeure calme et sereine devant&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;un million d'univers."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SRGiEbLGyCI/AAAAAAAAADQ/PzpOCReXMDE/s1600-h/IMGP2637.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265167636270336034" style="WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SRGiEbLGyCI/AAAAAAAAADQ/PzpOCReXMDE/s200/IMGP2637.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-361233627507042837?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/361233627507042837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=361233627507042837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/361233627507042837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/361233627507042837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/11/walt-whitmann-feuilles-dherbe.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SRGiEbLGyCI/AAAAAAAAADQ/PzpOCReXMDE/s72-c/IMGP2637.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-1457662622276469539</id><published>2008-11-01T11:21:00.002+01:00</published><updated>2008-11-01T11:29:12.908+01:00</updated><title type='text'>Temple ou usine industrielle de la culture ?</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SQwuMPdFiyI/AAAAAAAAADI/GUA4B0ENAOw/s1600-h/IMGP3307.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263632852331105058" style="WIDTH: 410px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SQwuMPdFiyI/AAAAAAAAADI/GUA4B0ENAOw/s400/IMGP3307.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-1457662622276469539?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/1457662622276469539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=1457662622276469539' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1457662622276469539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1457662622276469539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/11/temple-ou-usine-industrielle-de-la.html' title='Temple ou usine industrielle de la culture ?'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SQwuMPdFiyI/AAAAAAAAADI/GUA4B0ENAOw/s72-c/IMGP3307.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-8030793031738842162</id><published>2008-10-06T17:15:00.004+02:00</published><updated>2008-10-06T18:42:23.202+02:00</updated><title type='text'>Et maintenant ? Et après ? Et donc ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#cc0000;"&gt;Comme une ombre errante, d’une rue à l’autre, je tourne en rond. Je piétine, le pas lent, sans but précis : les rues ne se correspondent pas, elles se ressemblent toutes. Les &lt;em&gt;choses&lt;/em&gt; sont grises, ternes, voire sales. Le froid qu’un discret rayon de soleil ne parvient pas à percer se fait violent. Dans mes yeux, ce qui brille est transparent, comme le vent. Je suis comme la boule, en permanence logée au creux de mon ventre, qui glisse sans trouver d’appui, une boule qui vient de s’élancer, en contrebas du mur. Ce mur en briques rouges, haut, qui se rapprochait d’années en années, là-bas, au loin, ce mur que j’ai regardé de près avant de l’éviter de justesse. Je le longe dans ma course. Jamais, je ne l’ai côtoyé de si près. Il est là, omniprésent, à mes côtés, et ma lutte, celle que mon errance déploie toute entière, est de ne pas m’y heurter.&lt;br /&gt;À l’horizon, devant moi, et loin en parallèle de cette muraille en briques rouges, je n’aperçois encore rien. Je vaque. Le langage est à court : « et après ? », -silence-. Un vide sans point d’appui. Cela signifie aussi que je ne peux pas me faire mal, du moment que je contourne le mur. Je suis en suspend, quelque part. J’ai trouvé un travail à l’image de ma vie : une transition, une vacation. Une tentative de repères dans une société où cela signifie "en marge".&lt;br /&gt;Quand les rues défilent devant moi, quand mon regard est libre de se poser sans limites sur ce qu’il veut, comme il veut, où il veut, sans contraintes, ce que j’aime c’est la liberté. Le choix d’avancer, de s’asseoir, de regarder, de repartir. Et même si je marche vers un non-but sans sens, je garde l’espoir (peut-être vain) que cette vacation dans ma vie, m’offrira ses découvertes, au hasard d’une petite ruelle, légèrement cachée, dans l’ombre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#cc0000;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SOosqmyoZvI/AAAAAAAAADA/ea9gSR97wVI/s1600-h/IMGP3251.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254061025760143090" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SOosqmyoZvI/AAAAAAAAADA/ea9gSR97wVI/s320/IMGP3251.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#cc0000;"&gt;Une petite ruelle qui, à défaut, pourra toujours m'offrir une part de son ironie, remplacer la vacation par la vocation... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-8030793031738842162?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/8030793031738842162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=8030793031738842162' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8030793031738842162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8030793031738842162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/10/et-maintenant-et-aprs-et-donc.html' title='Et maintenant ? Et après ? Et donc ?'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SOosqmyoZvI/AAAAAAAAADA/ea9gSR97wVI/s72-c/IMGP3251.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2298786491272292322</id><published>2008-09-15T21:08:00.005+02:00</published><updated>2008-09-15T21:26:24.201+02:00</updated><title type='text'>Un "lieu populaire"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je franchis la porte. Un brouhaha m'entoure. Des gens entrent et sortent de partout, un peu comme dans la maison qui rend fou (cf. &lt;em&gt;Les Douze travaux d'Astérix&lt;/em&gt;). Je reste un instant là, le souffle coupé, le regard bête. Et puis, je vois des affichettes : "prendre un ticket chez un agent de l'accueil". Je me glisse à l'arrière de la file d'attente. Viens mon tour, j'explique brièvement ma situation "je suis encore étudiante mais je ne sais pas pour combien de temps, je voudrais juste un renseignement, etc. etc.". On me met un ticket dans la main et on me montre un grand hall, c'est par là. J'avance. Il y a du monde, assis, debout. Des télés écrans sont suspendus un peu partout dans la pièce, avec des chiffres qui changent en émettant un bip bref mais sonore. C'est à ce moment que j'ai l'idée de regarder mon ticket. Il dit ça :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SM60hDV5GqI/AAAAAAAAAC4/yGGzhQZNGcQ/s1600-h/CPAM.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246329095859018402" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SM60hDV5GqI/AAAAAAAAAC4/yGGzhQZNGcQ/s320/CPAM.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je fixe l'écran de télé, je fixe mon ticket, re écran, re ticket. Puis, un peu perdue, je décide enfin de m'assoir, afin de prendre mon mal en patience. Assise, je lève la tête, et, je découvre sous mes yeux un petit panonceau d'avertissement que je regrette ne pas avoir pu photographier. Il dit :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Toute personne qui proférera insulte ou menace sera aussitôt reconduite à l'extérieur de la caisse primaire.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Merci pour le renseignement...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2298786491272292322?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2298786491272292322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2298786491272292322' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2298786491272292322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2298786491272292322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/09/un-lieu-populaire.html' title='Un &quot;lieu populaire&quot;'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SM60hDV5GqI/AAAAAAAAAC4/yGGzhQZNGcQ/s72-c/CPAM.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-7254097726662157684</id><published>2008-08-23T10:03:00.002+02:00</published><updated>2008-08-23T10:07:04.506+02:00</updated><title type='text'>Virginia Woolf</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;« Les expériences de la vie sont incommunicables et c’est ce qui cause toute la solitude. » (Les Vagues)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Elle ne dirait plus jamais de personne, il est ceci, il est cela. Elle se sentait très jeune ; et en même temps incroyablement âgée. Elle tranchait dans le vif, avec une lame acérée ; en même temps, elle restait à l’extérieur, en observatrice. Elle avait, en regardant passer les taxis, le sentiment d’être loin, loin, quelque part en mer, toute seule ; elle avait perpétuellement le sentiment qu’il était très, très dangereux de vivre, ne fût-ce qu’un seul jour. Elle n’avait pas pour pourtant le sentiment d’être particulièrement intelligente, ni d’avoir quoi que ce soit de spécial. » (Mrs Dalloway)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Car c’est cela, la vérité en ce qui concerne notre âme, notre moi qui, tel un poisson, habite les fonds marins et navigue dans les régions obscures, se frayant un chemin entre les algues géantes, passant au-dessus d’espaces tachetés de soleil et avançant, avançant toujours, jusqu’à plonger dans le noir profond, glacé, insondable ; soudain l’âme file à la surface et joue sur les vagues ridées par le vent ; c'est-à-dire qu’elle éprouve l’impérieux besoin de se bouchonner, de s’astiquer, de s’ébrouer, à écouter des potins. » (Mrs Dalloway)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cela avait-il la moindre importance qu’elle dût un jour, inévitablement, cesser d’exister pour de bon ; le fait que tout ceci continuerait sans elle : en souffrait-elle ; ou n’était-ce pas plutôt une pensée consolante de se dire que la mort était la fin des fins ; mais que pourtant, en un sens, dans les rues de Londres, dans le flux et le reflux, ici et là, elle survivrait, […] elle en était convaincue, dans les arbres de chez elle, dans la maison, si laide, si délabrée qu’elle fût ; dans les gens qu’elle n’avait jamais connus ; elle s’étendrait comme une brume entre les gens qu’elle connaissait le mieux, qui la soulèveraient sur leurs branches comme elle avait vu les arbres soulever la brume, mais, cela s’étendrait loin, si loin, sa vie, elle-même. » (Mrs Dalloway)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;Virginia Woolf (1882-1941) est l’une des plus grandes femmes écrivains d’Angleterre. Elle perd sa mère très jeune, puis plusieurs proches. Les nombreux deuils la plonge régulièrement dans un état de dépression doublé de crises de folie. Avec son mari, Leonard Woolf, ils fondent une maison d’édition, la Hogarth Press. Elle écrit énormément. Son style sonde les profondeurs humaines. Elle finit par se suicider.&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-7254097726662157684?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/7254097726662157684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=7254097726662157684' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7254097726662157684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7254097726662157684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/08/virginia-woolf.html' title='Virginia Woolf'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-7828889786529932077</id><published>2008-08-23T09:59:00.000+02:00</published><updated>2008-08-23T10:01:55.721+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Du cœur de la terre jaillit une cascade de feu et de cendres, s’éparpillant dans les vents, s’écoulant jusque dans les mers agitées.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-7828889786529932077?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/7828889786529932077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=7828889786529932077' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7828889786529932077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7828889786529932077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/08/du-cur-de-la-terre-jaillit-une-cascade.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-7899533515579040091</id><published>2008-07-05T10:33:00.002+02:00</published><updated>2008-07-05T10:42:38.386+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au pied du torrent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;     La nuit est pâle : toit étoilé de juin. Au loin, le torrent gronde, comme une rumeur continue. Le clocher sonne trois coups. Sur les hauteurs du petit village dauphinois, un renard attrape une poule. Il la serre fort dans sa mâchoire. Un dernier cri. Son sang colore la terre. Dans sa maison, à l’angle de la rue principale, Marcel se lève. Il tousse. La lune éclaire faiblement la chambre, dégradés de noir, de gris et de blanc. Le bois craque sous ses pas engourdis. Il traverse la pièce principale où dorment les enfants. Il se cogne. Grogne un peu. Le petit Pierre entrouvre ses yeux endoloris de sommeil, voit passer l’ombre solide de son père puis se rendort. Dans la cuisine voûtée au sol froid, Marcel s’assoit à la table familiale. Il mange un morceau de pain et du saucisson découpé en fines tranches. Il se sert un grand verre de vin qu’il vide très vite.&lt;br /&gt;     Marcel traverse la cour en terre battue. Il entre dans l’atelier. L’atmosphère est déjà moite et lourde. Les cendres du four en pierres sont encore chaudes : elles dégagent une odeur de soufre. Il alimente le feu. La fumée le fait tousser. À la lumière des flammes, il pétrit plusieurs kilos de pâtes, de ses mains. Cerné par la chaleur suffocante, la chemise collée au corps, il boit pour ne pas s’assécher. Du vin, toujours du vin. Puis, il cuit le pain, à la force de ses bras vigoureux. Le front en sueur, Marcel travaille toute la nuit. Pour se donner du courage, il entonne de vieux refrains et chante jusqu’à l’aurore.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;     Sur terre toute chose a sa part de soleil ; toute épine a sa rose. Toute nuit son réveil.*&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;**&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;     Dans le village, tout le monde apprécie Marcel. Un homme droit, honnête et serviable. Une personne d’honneur, qui n’hésite pas à travailler pour le bien de tous. La rumeur court, qu’il est le meilleur boulanger d’Isère. Son pain, agréablement craquant, moelleux de l’intérieur – ce pain à l’odeur de farine et de feu de bois – procure des sensations singulières. Chaque matin, de bonne heure, le pain est là, prêt, chaud, pour tous les habitants du village. Par toute saison. Des gens viennent à bicyclette des villages voisins, La Mûre, Saint-Honoré, et même, parfois de plus loin encore. Après la messe, le dimanche, les femmes en robes vives et les hommes en costumes noirs s’arrêtent volontiers dans la boulangerie pour causer un peu avec Marcel, prendre des nouvelles de madame Cécile et des enfants, tandis que dans la cour, les petits jouent entre eux : échanges de cris, de billes et courses effrénées.&lt;br /&gt;     Le soir, après son travail, Marcel se rend Au Rif Bruyant, le bistrot de l’autre côté de la rue, près de la mairie. Le bar sent le tabac froid, le pin, et le vin qui coule par tonneaux. Il boit avec les paysans et les fermiers du coin ; ils se connaissent depuis toujours. Ils rient de leurs sorts, ou encore, ils se lancent dans d’interminables parties d’échecs. Leurs grosses voix résonnent. Parfois, Marcel emmène avec lui, le plus jeune de ses fils. Il le fait asseoir fièrement, et lui commande un verre de grenadine, parce que, dit-il, c’est de la même couleur que le vin. Il découpe, pour le petit Pierre, des rondelles de saucisson. Puis, son père l’autorise à jouer sur les bords du torrent. Ce torrent qui palpite, sans relâche, comme les battements d’un cœur.&lt;br /&gt;     La petite maison familiale n’est pas toujours un nid tranquille – les temps sont durs, pour tout le monde – mais, comme un fin voile salvateur, rengaines et chansons se fredonnent, bercent les enfants qui grandissent. Les airs de Cécile, un peu mélancoliques, et les comptines de Marcel, transmises de générations en générations, prennent la forme d’un arc-en-ciel. Les teintes de la vie.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;     Pour le pré, Dieu fit l’herbe ; pour le champ, la moisson ; pour l’air, l’aigle superbe ; pour le nid, le buisson.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;**&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;     L’aube, ce matin-là est multicolore. Le soleil brûle le plateau Matheysin. Un coq s’égosille, lobes pendants. Le visage trempé de fièvre, Marcel tousse. Les poumons en feu, il crache du sang. Il s’affaisse, se retient faiblement à son établi, et s’effondre. Dans sa chute, il entraîne la bouteille de vin, presque vide, qui s’étale sur le sol. Sa fille, une jolie rousse, venue porter le seau d’eau fraîche du matin pour son père, le découvre à terre. Elle crie. Cécile accoure et appelle le médecin.&lt;br /&gt;     Le diagnostic du docteur Garnier est sévère. Marcel doit se reposer. Grave pneumonie. Pleurésie. Poumon voilé. Il doit renoncer à sa boulangerie s’il veut s’en remettre et surveiller sa consommation d’alcool. Choc. Les enfants restent immobiles, Cécile pleure en silence. Marcel grommelle que c’est impossible, ce travail c’est sa vie, toute ma vie, insiste-t-il. Son métier, appris passionnément à l’âge de quatorze ans, ne peut pas lui être arraché ! Il regarde sa famille, les grands serrent dans leurs bras les plus petits. Quel avenir peut-il leur promettre ? Marcel soupire. Il regarde par la fenêtre ouverte, les montagnes : son pays. Le torrent coule, bruyant. D’une voix à peine audible, le petit Pierre se met à psalmodier une mélodie, complainte douloureuse et seule prière d’espoir.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;     Tout arbre a sa verdure ; toute abeille son miel ; toute onde, son murmure ; toute tombe son ciel.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;**&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;     Un mois se passe. Marcel est fatigué et très faible. Les cendres du four à pain sont froides. Plus d’argent. Des bouches à nourrir. Engourdi à force de ne rien faire, écrasé par un vaste sentiment de solitude, il s’accroche à sa bouteille de vin – comme à la branche presque sèche d’un arbre mort – accoudé à la grande table en bois, fixant, les yeux absents, la porte à jamais fermée de sa boulangerie. Il se perd dans d’interminables obsessions.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;     Marcel avait réussi, contre le gré de son père, à réaliser son plus grand rêve : devenir boulanger. Adolescent, il avait été pris en apprentissage à Grenoble. Deux ans plus tard, employé. Bel homme, grand et fort, il semblait pouvoir supporter l’infernale chaleur et l’éternel labeur.&lt;br /&gt;Quand il rencontra Cécile, il venait d’ouvrir sa propre boulangerie. Il n’avait pas trente ans. La jeune femme était issue d’une famille de paysans, possédant quelques terres et quelques économies. Les amants amoureux se marièrent.&lt;br /&gt;     Le conte de fée fut brusquement interrompu. 1914. Marcel fut appelé sur le front : les tranchées de boue, la masse opaque de neige. Avec tous ces soldats, la chair à vif, sanglante, écorchée, parfois trouée. Les corps – aux yeux fixes tournés vers un ciel bas et gris – éparpillés, souillants, souillés par la terre meurtrie. Le soir, serrés les uns contre les autres, les survivants s’imbibaient d’alcool pour oublier le froid, la faim et le bruit de la mort. Marcel tenait bon. Pour lutter contre la déshumanisation, il pensait à sa femme.&lt;br /&gt;     Cécile attendait leur premier enfant. Les courriers tardaient. Les permissions étaient rares. Quand Marcel fut de retour, son fils avait déjà plusieurs années. Ils se dévisageaient curieusement l’un et l’autre. Il fallait tout reconstruire. Mais les massacres et l’horreur – l’indicible – s’élevèrent comme un rempart irréparable pour sa famille. Une faille, ouverte. Face à la vie : le vin, ultime possibilité de fuite.&lt;br /&gt;     Le couple eut encore cinq enfants. La famille emménagea dans le petit village de montagne. Les tumultes du torrent effacèrent le souvenir incessant des détonations et les flaques de sang. Marcel reprit son travail, sa vie battait au rythme de sa boulangerie. Avec honneur, il pouvait nourrir sa famille. Voir ses enfants grandir. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;     Marcel boit. Plus rien ne le sort de cette spirale interminable. C’est dimanche, Cécile et les enfants sont en visite, dans un village voisin. La solitude le brûle. Jamais, plus jamais, il ne pourra exercer son métier, la passion de toute sa vie. J’ai tout perdu, tout, se répète-t-il comme une rengaine qui aspire la raison. Il est assis, la tête entre ses mains, le dos courbé. Il boit du vin, encore et encore. De sombres desseins s’ébauchent. Plus jamais... Il gribouille quelques mots sur un morceau de papier qu’il glisse au fond de sa poche. La décision est prise. Brusquement, il se lève, renverse tout dans sa hâte, se blesse un peu. Bruit et bris de verre sur le carrelage. Marcel claque violemment la porte derrière lui.&lt;br /&gt;     Il court. De plus en plus vite. Il chancelle. Les petites phrases tourbillonnent en martelant son être meurtri. Sa tête tourne. Il gravit la colline le long du torrent, glisse dans les lourds galets, s’écorche sur les pierres pointues. Il fait une brève pause. Il se cambre en avant pour tousser grassement. Son allure de bel homme – élancé, brun, le visage fin rehaussé par une épaisse moustache noire – est métamorphosée. La sueur et la peur collent à sa chemise ouverte. Marcel tremble de tous ses membres. Il pleure. Abondamment. Au loin, le clocher du village sonne trois coups. Les yeux pochés, le visage déconfit, les bras et les genoux égratignés, il arrive près de la falaise qui domine les collines.&lt;br /&gt;     Ici, le torrent forme une cascade, hurlante, tumultueuse, et s’écrase contre les roches dans un mouvement sauvage. Debout, au sommet, Marcel regarde l’eau grondeuse. Il retire sa chemise qu’il dépose sur la mousse : dans la poche se trouve le petit morceau de papier, avec dessus, les paroles d’une vieille chanson. Il crie. Puis part. Dernier vol. Attiré par les profondeurs de la ténébreuse écume, son corps plonge vers l’éternité, il rejoint les pulsations incessantes de ce cœur régulier et infatigable. Son sang se répand. Il se dissout, se mélange à l’eau, l’air et la terre : tombe ouverte vers le ciel. De majestueuses gentianes pourpres, fleurs rares et éphémères, jaillissent cet été-là, le long du torrent qui, encore et toujours, murmure ses infinies litanies.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;     Dans ce monde où tout penche vers un centre meilleur, la fleur est pour la branche et l’ami pour le cœur.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;M.R.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Paroles d’une chanson  d’Eugène de Lonlay (XIXe siècle).&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-7899533515579040091?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/7899533515579040091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=7899533515579040091' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7899533515579040091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7899533515579040091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/07/au-pied-du-torrent-la-nuit-est-ple-toit.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-1569307548373950287</id><published>2008-06-09T15:37:00.003+02:00</published><updated>2008-06-09T15:40:11.317+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SE0ybqVycoI/AAAAAAAAABk/PtLlGw9zmTY/s1600-h/IMGP2403.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209875794741064322" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SE0ybqVycoI/AAAAAAAAABk/PtLlGw9zmTY/s320/IMGP2403.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Le vent qui soulève, dans le clair obscur nocturne les feuilles, légères, dans la fraîcheur du soir, comme les nuits d’orage des souvenirs oubliés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-1569307548373950287?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/1569307548373950287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=1569307548373950287' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1569307548373950287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1569307548373950287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/06/le-vent-qui-soulve-dans-le-clair-obscur.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/SE0ybqVycoI/AAAAAAAAABk/PtLlGw9zmTY/s72-c/IMGP2403.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-8525336390944559351</id><published>2008-04-11T22:56:00.003+02:00</published><updated>2008-04-11T23:03:41.048+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une pluie perçante et froide, une humidité stagnante, - odeur de feuilles et de bois mouillés - et la grise mine perpétuelle de la ville pâlie, rappellent les tristes journées d’automne, où le seul plaisir est d’arpenter champs et forêts, dans une paire de bottes en caoutchouc, un panier à la main, en quête de rares champignons blancs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R__R6O4vULI/AAAAAAAAABc/Kx2X3U9PW3E/s1600-h/IMGP1763.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188096094112796850" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R__R6O4vULI/AAAAAAAAABc/Kx2X3U9PW3E/s200/IMGP1763.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-8525336390944559351?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/8525336390944559351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=8525336390944559351' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8525336390944559351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8525336390944559351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/04/une-pluie-perante-et-froide-une-humidit.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R__R6O4vULI/AAAAAAAAABc/Kx2X3U9PW3E/s72-c/IMGP1763.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2578738661470659528</id><published>2008-03-22T23:15:00.000+01:00</published><updated>2008-03-22T23:17:53.054+01:00</updated><title type='text'>Jours du printemps...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et je suis restée plantée là, à écouter silencieusement le chant courageux d’un oiseau dans la grise tombée de la nuit. Il s’égosillait, le piaf ! Une obstination féroce. Perché sur le froid glacé d’une branche qui hésite à bourgeonner, au milieu d’une pluie fine et froide, hostile. Pourquoi son chant solitaire m’a-t-il atteinte ? Il a produit en moi une sensation confuse, un mélange de mélancolie issue de nulle part, - ou de partout à la fois -, et une impatience enfantine, infinie.&lt;br /&gt;Le chant de l’oiseau qui transperce les trop longues nuits d’un hiver qui s’étend. Les débuts du « printemps » dans l’hiver menaçant. La poursuite de l’automne dans l’hiver éclatant. Les giboulées continues de l’été absent oublié. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2578738661470659528?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2578738661470659528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2578738661470659528' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2578738661470659528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2578738661470659528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/03/jours-du-printemps.html' title='Jours du printemps...'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-254115689652868097</id><published>2008-03-15T15:32:00.001+01:00</published><updated>2008-03-15T15:35:56.572+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Une agréable chaleur, la petite fenêtre sous les toits, ouverte sur la rue. Les bruits feutrés des voitures, quelques voix échangées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Sous un ciel bleu-gris, je traverse la forêt. Quelque chose a changé, des éléments figés. Un point de vue peut être.&lt;br /&gt;Le tronc est là, toujours. Le temps l’a taillé, creusé, incrusté dans le champ. Enrobé d’une mousse humide et verte comme un voile de vieillesse. Ce tronc, banc d’occasion, pour mes révisions du bac français… Je lisais &lt;em&gt;Une Charogne&lt;/em&gt; de Baudelaire, les champs me souriaient. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Le village, légèrement en contrebas, se détache. Une image, fixe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Une primevère sauvage jaune sur les bords d’un talus, me souffle que le printemps ne tardera plus, maintenant. Que rien n’est plus beau, à la campagne, que le printemps. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Les lieux me semblent résolument « vides ». Le feu des passions adolescentes, éteint, une certaine sérénité. L’odeur de la boue qui sèche sous la timide apparition de la douceur.&lt;br /&gt;Les rues sont désertes. Où sont les gens ? A quoi rêvent les gens, quand les forêts encore nues, montrent leurs premiers bourgeons ? Où sont les enfants ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#660000;"&gt;Nous ne manquions pas une occasion de nous lancer dans d’interminables journées de jeux d’extérieur. Nous descendions la rue, en criant, sur nos vieux patins à roulettes, chancelants, puis sur nos rollers tout neufs. Nous courions, à travers les jardins et les champs, par équipe, à qui se cacherait le mieux, s’enfuirait le plus vite !&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-254115689652868097?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/254115689652868097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=254115689652868097' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/254115689652868097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/254115689652868097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/03/une-agrable-chaleur-la-petite-fentre.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-8195451537222478119</id><published>2008-03-14T21:02:00.001+01:00</published><updated>2008-03-14T21:11:10.360+01:00</updated><title type='text'>Je me souviens</title><content type='html'>Quelques "gammes" d'écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; des cris et des rires de l’enfance, quand nous courions à travers champs.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; des jours de pluie, triste et douce valse mélancolique.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; de ton parfum multicolore.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt;, à la tombée de la nuit, dans les nuances bleues, une étoile filante au dessus des forêts.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; : tu étais là, assise, et tu regardais dans le vide.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; de la musique. Elle résonnait, forte. Et nous dansions, tout le monde dansait, au-delà des tournoiements, il y avait ton sourire.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; de trop de choses, de trop de choses que j’aimerais oublier, de trop de choses sans utilité, de trop de choses inoubliées.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;J’me souviens&lt;/em&gt;, tu m’disais qu’tu viendrais. Un jour p’t’être.&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Je me souviens&lt;/em&gt; de la mélodie de la boite à musique, liquide, dans la petite chambre qui sentait le pin d’un chalet en bois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-8195451537222478119?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/8195451537222478119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=8195451537222478119' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8195451537222478119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8195451537222478119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/03/je-me-souviens.html' title='Je me souviens'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-4109933528246274503</id><published>2008-03-06T22:16:00.005+01:00</published><updated>2008-03-06T22:57:44.294+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'>Ecrire, par Duras...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que la personne qui écrit est sans idée de livre, qu'elle a les mains vides, la tête vide, et qu'elle ne connaît de cette aventure du livre que l'écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d'or, élémentaires : l'orthographe, le sens. [...]&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ca va très loin, l'écriture... Jusqu'à en finir avec. C'est quelque fois intenable. Tout prend un sens tout à coup par rapport à l'écrit, c'est à en devenir fou. Les gens qu'on connaît on ne les connaît plus et ceux qu'on ne connaît pas on croit les avoir attendus. [...]&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est curieux un écrivain. C'est une contradiction et aussi un non-sens. Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. C'est reposant, un écrivain, souvent, ça écoute beaucoup. Ca ne parle pas beaucoup parce que c'est impossible de parler à quelqu'un d'un livre qu'on a écrit et surtout d'un livre qu'on est en train d'écrire. C'est impossible. [...] Parce qu'un livre c'est l'inconnu, c'est la nuit, c'est clos, c'est ça. C'est le livre qui avance, qui grandit, qui avance dans les directions qu'on croyait avoir explorées, qui avance vers sa propre destinée et celle de son auteur, alors anéanti par sa publication : sa séparation d'avec lui, le livre rêvé, comme l'enfant dernier-né. [...]&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Partout, les écrivains sont des gens seuls. Partout, et toujours, ils l'ont été. [...]&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a une folie d'écrire qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'écriture c'est l'inconnu. Avant d'écrire on ne sait rien de ce qu'on va écrire. Et en toute lucidité. C'est l'inconnu de soi, de sa tête, de son corps. Ce n'est même pas une réflexion, écrire, c'est une sorte de facilité qu'on a à côté de sa personne, parallèlement à elle-même, d'une autre personne qui apparaît et qui avance, invisible, douée de pensée, de colère, et qui quelque fois, de son propre fait, est en danger d'en perdre la vie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si on savait quelque chose de ce qu'on va écrire, avant de le faire, avant d'écrire, on n'écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ecrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait - on ne le sait qu'après - avant, c'est la question la plus dangereuse que l'on puisse se poser. Mais c'est la plus courante aussi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'écrit ça arrive comme le vent, c'est nu, c'est de l'encre, c'est l'écrit, et ça passe comme rien d'autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Extraits de &lt;strong&gt;Marguerite Duras&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Ecrire&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174751075699148114" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R9Bor7QeRVI/AAAAAAAAABM/wuWItAJb_jE/s200/Il+faut+tout+%C3%A9crire.JPG" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-4109933528246274503?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/4109933528246274503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=4109933528246274503' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4109933528246274503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4109933528246274503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/03/ecrire-par-duras.html' title='Ecrire, par Duras...'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R9Bor7QeRVI/AAAAAAAAABM/wuWItAJb_jE/s72-c/Il+faut+tout+%C3%A9crire.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-7217031737116157772</id><published>2008-03-06T21:57:00.002+01:00</published><updated>2008-03-06T22:11:40.325+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Lol V. Stein marchait, errante, dans la douceur d’un soir d’été. Elle ne regardait rien, n’entendait rien. Elle marchait, juste comme ça. Pour voir, peut être, jusqu’où elle irait. L’herbe sentait bon. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R9Bc5LQeRUI/AAAAAAAAABE/ERlvPghdiIM/s1600-h/IMGP0965.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174738109192881474" style="WIDTH: 209px; CURSOR: hand; HEIGHT: 129px" height="83" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R9Bc5LQeRUI/AAAAAAAAABE/ERlvPghdiIM/s200/IMGP0965.JPG" width="137" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle s’assit dans le pré, devant l’immensité de la plaine. Elle s’endormit. Un voile de douceur entourait son visage pâle. La vie, à côté d’elle, continuait.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-7217031737116157772?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/7217031737116157772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=7217031737116157772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7217031737116157772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7217031737116157772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/03/lol-v.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R9Bc5LQeRUI/AAAAAAAAABE/ERlvPghdiIM/s72-c/IMGP0965.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-6215934068861196445</id><published>2008-02-25T17:33:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T17:35:10.428+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ai les yeux secs. Ils ne se mouillent que lorsqu’ils te voient, parce qu’ils brûlent de désir. Tu le lis, dans mes yeux, le désir : déluge ardent. Il pleut des flammes sous mes paupières.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-6215934068861196445?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/6215934068861196445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=6215934068861196445' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6215934068861196445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6215934068861196445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/02/jai-les-yeux-secs.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-1486459813237011360</id><published>2008-01-21T18:29:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T18:38:55.277+01:00</updated><title type='text'>Etablissement de bains</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce jour-là, il y avait beaucoup de neige. Les bruits de la piscine étaient étouffés. Nous rigolions. Ici, se jouait une rencontre. Dans les clapotis irréguliers de l'eau. Tout ceci, les bruits, les rires, les clapotis, prendraient la forme d'un rituel (ou tout simplement, d'une habitude). &lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TYVTN27sI/AAAAAAAAAA0/P_gTLpTSsqM/s1600-h/IMGP0338.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157985333693312706" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TYVTN27sI/AAAAAAAAAA0/P_gTLpTSsqM/s400/IMGP0338.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, j'avais mon appareil photo... Il y avait beaucoup de neige.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-1486459813237011360?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/1486459813237011360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=1486459813237011360' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1486459813237011360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1486459813237011360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/01/etablissement-de-bains.html' title='Etablissement de bains'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TYVTN27sI/AAAAAAAAAA0/P_gTLpTSsqM/s72-c/IMGP0338.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2322033927394662374</id><published>2008-01-21T18:05:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T18:13:44.317+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TSojN27pI/AAAAAAAAAAc/YDcD-F7Nyy0/s1600-h/Vers+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157979067336027794" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TSojN27pI/AAAAAAAAAAc/YDcD-F7Nyy0/s320/Vers+l%27horizon.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une nappe de nuage, filante et grise, enveloppe la nuit strasbourgeoise. Elle traverse la sombre fraîcheur d’une soirée de printemps. Quelques rafales de vent déplacent des petits papiers sur la rougeur brique du sol, comme teinté de sang, de la Grand Rue, étrangement silencieuse.&lt;br /&gt;Les pavés se resserrent sur son pas pressé. Les lampadaires éclairent, ombres en bandes droites et claires, des morceaux du quadrillage. Elle marche, vite, les yeux vers le sol. Les carreaux s’étirent, profondeur sans fin. Ses pieds la portent dans ce gouffre aux marques exiguës. Les pavés, dont seul l’un ou l’autre crachat blanc troublent la régularité, défilent, indéfiniment. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2322033927394662374?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2322033927394662374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2322033927394662374' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2322033927394662374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2322033927394662374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/01/une-nappe-de-nuage-filante-et-grise.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TSojN27pI/AAAAAAAAAAc/YDcD-F7Nyy0/s72-c/Vers+l%27horizon.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-1961402519062474217</id><published>2008-01-05T16:51:00.000+01:00</published><updated>2008-01-05T16:57:08.189+01:00</updated><title type='text'>Comptine pour Guigui...</title><content type='html'>Mon grand-père chantait cette petite chansonnette :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"- Ô grand Guillaume as-tu bien déjeuné ?&lt;br /&gt;- Ô oui, Madame, j'ai mangé du pâté !&lt;br /&gt;Du paté d'alouette, Guillaume et Guillemette."&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-1961402519062474217?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/1961402519062474217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=1961402519062474217' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1961402519062474217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1961402519062474217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/01/comptine-pour-guigui.html' title='Comptine pour Guigui...'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-7829754544773142458</id><published>2008-01-05T16:44:00.001+01:00</published><updated>2008-01-05T16:44:34.447+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le jour est terne, la pluie est claire. La ville s’enlise dans l’hiver. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-7829754544773142458?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/7829754544773142458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=7829754544773142458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7829754544773142458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/7829754544773142458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/01/le-jour-est-terne-la-pluie-est-claire.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-1285618442742806558</id><published>2008-01-05T15:34:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T18:16:56.032+01:00</updated><title type='text'>Il y a 80 ans... mon arrière grand-père...</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R3-dCTN27nI/AAAAAAAAAAM/GVBd3kAbKBI/s1600-h/38273001.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5152009161578835570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R3-dCTN27nI/AAAAAAAAAAM/GVBd3kAbKBI/s320/38273001.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R3-dCjN27oI/AAAAAAAAAAU/TURF2hCICVA/s1600-h/800px-Nantes-en-Rattier.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5152009165873802882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R3-dCjN27oI/AAAAAAAAAAU/TURF2hCICVA/s320/800px-Nantes-en-Rattier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Nantes en Ratier, le village natal de mes deux arrière grand-parents, à leur époque, et à notre époque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de faire connaissance avec mon arrière grand-père, en tombant sur les écrits d'une de ses filles, écrits achevés en 1984 moins d'un mois après ma naissance, et dédicacés au nom des descendants que nous sommes tous, nous, ma cousine et moi, en 1984, ainsi que chacune des générations qui s'étendent et se perpétuent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;Dimanche 7 août 1927&lt;/p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TTYDN27qI/AAAAAAAAAAk/Mf-EBzaAf2w/s1600-h/IMGP1959.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157979883379814050" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TTYDN27qI/AAAAAAAAAAk/Mf-EBzaAf2w/s200/IMGP1959.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Au Sud de Lyon, sur le Pont du Midi, un homme dispose avec attention son sac de voyage et sa veste, dans laquelle se trouvent ses papiers d’identité. Il fait chaud. L’homme est grand et svelte. Il penche la tête vers les eaux tumultueuses du Rhône. Pas un regard derrière lui, il sait où il va. Il soupire. La chemise collée à son corps en sueur, il claque des dents. Dans le plus grand silence, il pleure. Il franchit l’ultime barrière. Plonge. Un cri étouffé par le bruit des flots. Lavé par les eaux, le corps est secoué, remué, noyé, transporté par delà les frontières. L’homme disparaît, il s’efface, se laisse engloutir. Aspiré par le puissant élément créateur et destructeur, il n’aura ni mise en terre, ni sépulture.&lt;br /&gt;Sur le Pont du Midi, il laisse juste ce papier, avec son nom. Un nom qui ne serait plus prononcé à voix haute, pendant une soixantaine d’années, dissous. Albert Rebreyend.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le Rhône se déploie toujours. Les cinq enfants de l’homme ont eux-mêmes rejoint la terre. Avant de partir, la deuxième de ses filles a fait ressortir le nom du néant. L’arbre de la vie étend de longues branches, fines, éparses. Les enfants des enfants puis les enfants des enfants des enfants, et déjà les enfants des enfants des enfants des enfants. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Mon arrière grand-père était boulanger. Fils de fermiers du plateau Matheysin, au cœur de l’Isère. Il se levait tous les matins à deux heures et dans la chaleur infernale du grand four, buvait du vin. Il se disait « socialiste ». Il aimait son travail, et son pain était réputé excellent. Albert Rebreyend épousa, en 1912, Marie Garnier, fille de paysans plus aisés de son village, Nantes en Ratier. Leur idylle, au départ, était celle dont tout le monde rêve. Mais ils vécurent malheureux, tel un mauvais sort. La guerre, pour commencer, sema le trouble. Les aînés des enfants, nés des permissions de l’homme, passèrent leurs premières années loin de leur père. La fin de la guerre et le retour d’Albert furent un espoir échoué d’un renouveau pour la famille. Enfoncé dans une spirale tragique, l’alcool pour palier à la fatigue d’un travail acharné, sans interruptions, aucune, l’alcool comme lien social avec l’extérieur, l’alcool pour supporter le bruit des enfants. Sa femme n’avait pas l’argent nécessaire pour rompre le serment de la chair. Albert et Marie eurent pourtant six enfants, dont une petite fille emportée à quelques mois par une très mauvaise grippe.&lt;br /&gt;Les enfants grandissaient. Ils découvraient les joies de la ferme, des vaches et de la nature dauphinoise, chez leurs grands-parents, l’été. De leur père, ils apprirent qu’un « Rebreyend » doit « marcher droit », ne pas s’égarer : l’honnêteté avant tout. Les parents chantaient beaucoup, lueur de douceur et d’espoir dans un foyer où les yeux de la mère se remplissaient d’une tristesse insondable. Elle, si belle par le passé, toujours décrite comme un rayon de soleil. Le père s’enlisait. Il brûlait près de son four à pain, se rafraîchissait avec le vin. Il ne dormait presque pas. Il fallait faire vivre les enfants. L’avant dernier, un tout petit garçon, semblait précoce à retenir les chansonnettes, ils partageaient une relation privilégiée.&lt;br /&gt;Et puis, la tuberculose l’a éreinté. Un poumon voilé le condamnait à devoir abandonner son travail. Ses yeux, jour après jour, s’éteignaient. Le tourbillon l’emportait. Puisque la vie devait le faire sombrer, il décida de la contrôler. Elle ne gagnerait pas, il s’effacerait de lui-même. Pour éviter un triste spectacle à ses enfants, il partit à Lyon, déterminé, le lieu de son voyage de Noces, quinze années plus tôt. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Mon grand-père, avant dernier de la fratrie, avait quatre ans.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-1285618442742806558?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/1285618442742806558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=1285618442742806558' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1285618442742806558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1285618442742806558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2008/01/il-y-80-ans-mon-arrire-grand-pre.html' title='Il y a 80 ans... mon arrière grand-père...'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R3-dCTN27nI/AAAAAAAAAAM/GVBd3kAbKBI/s72-c/38273001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-6411496846537655935</id><published>2007-12-07T20:07:00.000+01:00</published><updated>2007-12-07T20:12:32.534+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;L’éclat de rire des adultes résonnait. Les dames portaient de longues robes, les moustaches des messieurs étaient soigneusement taillées. Le petit Joris jouait avec ses grands frères. Ils couraient tous les trois sur la plage, leurs pieds nus s’enfonçaient dans le sable encore chaud. Les vacances touchaient à leur fin, c’était le dernier soir. Joris criait : « Attendez moi ! », il n’arrivait pas à les suivre, il trébuchait. Il tomba, se fit mal aux genoux et pleura. Il rejoignit sa mère, sur la grande terrasse qui s’ouvrait vers la mer. Elle parlait avec un homme imposant, qui portait un haut chapeau noir. Joris lui attrapa la jambe, elle lui caressa la tête. Il demandait toujours : « Maman, pourquoi je ne suis pas comme les autres ? », comme un angoissant refrain. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;Souvent, Joris était assis dans la chambre de ses parents. Il y avait un piano. Sa mère jouait. Il écoutait. (C’est comme cela qu’il apprit tout). Ses frères se chamaillaient. La chambre était grande, le parquet en bois craquait. Le plafond était orné d’une lisière en plâtre qui représentait des fleurs. Un vieux lustre pendait. Joris n’était pas vraiment là. Jamais. Sur les vidéos de sa jeunesse, il était toujours celui qui regardait ailleurs. On pouvait voir ses frères qui s’agitaient, se disputaient devant le sapin, les cadeaux. On entendait le rire des parents animés. Mais Joris, lui, paraissait préoccupé. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;Le temps a passé. Désormais, Joris joue. Le piano est sa passion. Les sons qui se font mots, ou plutôt plus que les mots. L’univers prend des teintes différentes. Il ferme les yeux. Il joue sa tristesse, sa mélancolie. Il reste le petit garçon, debout devant sa fenêtre, perdu dans l’immensité du néant. La nuit hivernale est tombée. Il fait froid. Joris joue sa solitude. Les rues sont désertes. Tout est calme. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;Parfois, pourtant, Joris s’anime d’une vive joie, à l’intensité démesurée : comme si dans son cœur s’allumaient soleil et chaleur. Alors, il joue, sa musique devient rêve euphorique, explosion de vie. La pièce se remplit de monde, de rires, les gens vont et viennent dans son esprit solitaire. Joris se sent vivre ! Seul dans sa chambre, il crie à la face de l’univers qu’il existe, comme s’il se trouvait au milieu des immeubles dont on ne voit pas le bout, au milieu des rues où tout s’accélère, au milieu des va-et-vient intempestifs. Joris est dans une gare interne à son être, où tout s’accumule, où tout va si vite qu’il perd le contrôle. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;Il perd le contrôle…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-6411496846537655935?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/6411496846537655935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=6411496846537655935' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6411496846537655935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6411496846537655935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/12/lclat-de-rire-des-adultes-rsonnait.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-4669875469463073226</id><published>2007-12-06T13:05:00.000+01:00</published><updated>2007-12-06T13:08:15.123+01:00</updated><title type='text'>La petite vieille au cabas</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;    La petite vieille au cabas de &lt;st1:personname productid="la Place"&gt;la Place&lt;/st1:PersonName&gt; du corbeau a le dos voûté sur sa canne. Son visage, rongé par le temps, raconte, ronde de vie, son monde : genèse du temps, courses insouciantes à &lt;st1:personname productid="la Petite France"&gt;la Petite France&lt;/st1:PersonName&gt; ; innocence violemment volée au fond d’une cave aux murs humides, rue des Arcades, sous un ciel de menaces ; mariage avec un commerçant, marchand de roses ; départ prématuré des enfants, avides d’aventures ; veuvage et absolue solitude. Elle se déplace, lentement. Le nez crochu, penché en avant, son regard noir crie. Les phalanges plongent, cherchent scrupuleusement, dans une poubelle. Arc de cercle recroquevillé, la petite vieille au cabas de &lt;st1:personname productid="la Place"&gt;la Place&lt;/st1:PersonName&gt; du corbeau refuse, corps rebelle, toute tentative de bras tendu vers elle. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-4669875469463073226?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/4669875469463073226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=4669875469463073226' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4669875469463073226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/4669875469463073226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/12/la-petite-vieille-au-cabas.html' title='La petite vieille au cabas'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3896676839446265499</id><published>2007-11-25T21:51:00.000+01:00</published><updated>2007-11-25T21:55:55.426+01:00</updated><title type='text'>Atelier suisse</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le pas lent, glissant trainard sur les gravillons, un matin, bien trop tôt, un été à l'aube, elle arrive à l'usine. Les mêmes têtes, les mêmes collègues, rien n'a changé. Les mêmes vieux couloirs, les mêmes vieux escaliers, l'odeur, cette vieille odeur, elle aussi, "Guten Morgen !" "Morrrgaaa !", c'est l'heure. On distingue plusieurs sortes de "capteurs de température à tige", il y a les petites tiges, par 1144 Stück, les moyennes tiges, par 840 Stück, et les très longues tiges (-comme elle aime à le souligner en souriant-) par "Auftrag"de 500 ceux-ci. Les postes de travail sont tous situés dans la même direction, vers le couloir qui mène aux toilettes. Comme dans "Dancer in the dark" la mélodie de la grosse machine, qu'un monsieur assez gros, (-le chef du chef-) remet en route à chacun de ses passages, s'élève dans l'atelier telle une rengaine à laquelle on ne peut pas échapper, son son long et traînant, son soufflement traverse les murs des toilettes, mais pire, celui des écouteurs du walkman. Parfois le soir, elle résonne encore dans un lointain souvenir, quand le corps, épuisé, ne parvient pas à sombrer. Il y a ceux qui pensent qu'il est possible de l'oublier, qu'il est possible de s'y habituer ; elle pense le contraire. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au centre de l'atelier, le bureau du personnage le plus attachant de l'usine, Herbert, comme le sont souvent les personnes handicapées. Il semble avoir toujours été là, il semble être là pour toujours, et que serait cet atelier sans lui ? Une force physique à la disposition d'un atelier quasiment intrégalement féminin. "Demandez à Herbert, il vous emmènera cela, demandez à Herbert, il fera ceci." Un éternel jean bleu, pour un arrière train des plus impressionnants qui puisse être, et un polo, une semaine bleu, une semaine rouge, taché de sauces et autres graisses, le factotum essuie son front en sueur avec son mouchoir en tissu, et vient sitôt qu'on l'appelle, le pas monotone (jamais une variation) : "Herbert, entschuldigung, können Sie mir helfen bitte ?" "Ja" "Danke schön". Lorsqu'il n'est pas stressé par trop de courses à travers l'usine, Herbert sourit d'un sourire véritable et innocent. Chaque jour, à 11h50, à la seconde près, seconde guettée et surveillée devant les interrupteurs, il est là pour éteindre les lumières. Tout s'arrête. Pas une seconde de plus de travail. C'est la ruée vers le frigo. "A guetaaaa !" "Bon appétit." &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3896676839446265499?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3896676839446265499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3896676839446265499' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3896676839446265499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3896676839446265499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/atelier-suisse.html' title='Atelier suisse'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3938717297081906623</id><published>2007-11-25T21:48:00.001+01:00</published><updated>2007-11-25T21:48:32.869+01:00</updated><title type='text'>Marché de noël</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;La foule, des gens partout : la grande vague, le grand passage annuel, le marché de noël. Des troupes d’allemands de plus de soixante ans, arrivées en masse dans des cars, marchent d’un pas lent, en parlant fort. Ils s’arrêtent devant chaque curiosité, stand, décoration kitch, magasin de souvenirs de la capitale alsacienne, ils s’attendent, s’interpellent, s’exclament, rient grassement. Arrive en même temps tout un bus de jeunes collégiens du Sud de l’alsace, en sortie exceptionnelle. Ceux-ci, courent, braillent, se chamaillent, se disputent. Au milieu de la foule, elle marche, ou plutôt elle tente de marcher pour rentrer chez elle. Des familles entières sont venues pour l’occasion, quelle joie de partager ensemble, la mauvaise mine blafarde de l’adolescent plaintif, traîné de force, et d’entendre brailler le dernier né dans sa poussette (il n’est pas encore en âge de tenir sur ses pieds). Sans oublier le fidèle (et inséparable) petit chienchien dans sa jolie petite veste de fourrure, - détail qui permettra aux passants interloqués d’oublier que la « crocrotte » sur le trottoir puisse provenir de cet animal aux allures civilisées -. C’est l’agglutinement devant les stands de vin chaud, les gens stagnent, quelques autochtones échangent des paroles en dialecte, tandis que d’un autre côté de petits groupes de jeune affichent fièrement leur bonnet de père noël rouge à pompon blanc orné d’étoiles rouges qui clignotent. Elle tente de passer, elle se fraie un passage, difficilement. Les corps s’entrechoquent, les gens se bousculent, s’excusent, se marchent sur les pieds, redisent « pardon », attendent, - quelqu’un vient de s’arrêter, sans prévenir, pour faire la bise à quelqu’un qui passe en sens inverse -, font deux pas, essaient de regarder par-dessus les épaules d’un groupe de gens tassé là le contenu d’un stand qui paraît intéressant. Il fait froid, c’est la remarque générale. Les odeurs du vin chaud et des bredele se fondent ensemble. A chaque coin du marché se trouve un père noël jouet qui sifflote un joli air, « les anges dans nos campagnes… », les anges citadins, eux, sont brandis aux fenêtres des bâtiments éclairés de mille feux, et, au centre de tous ces jeux de lumières, s’élance majestueusement, la cathédrale.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3938717297081906623?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3938717297081906623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3938717297081906623' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3938717297081906623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3938717297081906623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/march-de-nol.html' title='Marché de noël'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-8898285423559460403</id><published>2007-11-25T21:27:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T18:19:48.146+01:00</updated><title type='text'>Le silence</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TUGTN27rI/AAAAAAAAAAs/CnXnMY-XYtA/s1600-h/IMGP1942.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157980677948763826" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TUGTN27rI/AAAAAAAAAAs/CnXnMY-XYtA/s200/IMGP1942.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La nuit&lt;br /&gt;Solitaire, à travers rues endormies,&lt;br /&gt;Un cri.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-8898285423559460403?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/8898285423559460403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=8898285423559460403' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8898285423559460403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8898285423559460403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/le-silence.html' title='Le silence'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5TUGTN27rI/AAAAAAAAAAs/CnXnMY-XYtA/s72-c/IMGP1942.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-5625051367981195176</id><published>2007-11-18T18:51:00.001+01:00</published><updated>2008-01-05T16:32:03.111+01:00</updated><title type='text'>Le prince moderne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le prince moderne a des muscles en fer. Véritable forgeron, il les travaille plusieurs fois par semaine, avec ponctualité, dans une organisation rigide : alternance des altères, à gauche, à droite, en haut, en bas ; une heure le lundi matin, deux heures le vendredi soir, de la rigueur ! Torse nu, il expose aux yeux admiratifs l’objet de son travail acharné, une façon de dire : « Eh ! Regardez, pas facile d’être un prince moderne ! ». Bouche bée, les témoins de ces mutations corporelles restent béas. La mâchoire légèrement décollée, ils s’exclament : « Quel athlète ! » Sous les néons d’une salle qui sent la sueur (et un peu les pieds : baskets obligatoires pour le revêtement de sol vert), il brandit fièrement son torse humide. Il se dirige vers les vestiaires, sort de son sac Adidas une serviette rouge, essuie les gouttes sur son front et frotte vigoureusement ses pectoraux plutôt mats (le mardi soir est consacré aux UV, il paraît, en plus, que c’est bon pour le moral !). Puis, il salue en souriant, serre les clés dans sa poche - contact du métal froid contre ses mains chaudes - et avance sans se presser jusqu’à sa voiture. Le prince moderne possède deux carrosseries : une BMW noire pour tous les jours, une Ferrari décapotable laquée rouge pour les sorties.&lt;br /&gt;Comme toujours, sorti de la salle de musculation, le prince moderne glisse un chewing-gum à la chlorophylle en bouche et mâche régulièrement, rapidement. La clé insérée dans la Ferrari, les pneus crissent. De la musique tourne en boucle - un cd deux titres - le dernier tube de l’été qui sent les vacances, la plage, le sable fin et chaud, le sel, la crème solaire et les frites ; chanson dont le clip - original - réveille systématiquement (vraiment) les sens en émois : cinq filles identiques y dansent en bikini sur fond de cocotiers tandis qu’un homme en chemise blanche et jeans s’égosille dans un micro en dodelinant machinalement de la tête. L’œil du prince moderne est vif tel l’aigle. Sur sa route, il croise des proies qu’il sait traquer : « Eh ! Les filles, matez par ici ! » Une mince silhouette, presque frêle, si admirablement faite, se tient assise, droite, au bord de la route sur un vieux banc en bois. « Elle sera mienne, s’exclame-t-il tout haut au volant de son carrosse métallique rouge, je vais me la faire, pense-t-il ». Un discours tout fait, -quelques jolies flatteries, dans la subtilité-, un zest de mystère, quelques lignes de poésie (apprises par cœur), et le tour est joué ! Cendrillon s’envole vers le solide sommier du bel homme.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;À trente ans, le prince moderne a tout pour lui, tout pour plaire, un corps de « rêve », des filles à ses pieds, un travail stable, beaucoup d’argent. Il peut changer de voiture quand bon lui semble, il peut dépenser une fortune en boîte de nuit. Il a la vie pour lui ! Le prince moderne a une phobie qu’il cache avec soin sous une carcasse d’acier. Une chose, une, échappe à son contrôle.  Le samedi après midi, il téléphone à sa mère : « Maman, je passe, j’ai de la lessive ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-5625051367981195176?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/5625051367981195176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=5625051367981195176' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/5625051367981195176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/5625051367981195176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/le-prince-moderne.html' title='Le prince moderne'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2821148505119580194</id><published>2007-11-18T18:49:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T18:50:05.620+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Trace&lt;/strong&gt; : Ineffable, elle gît en chacun de nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2821148505119580194?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2821148505119580194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2821148505119580194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2821148505119580194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2821148505119580194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/trace-ineffable-elle-gt-en-chacun-de.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-8421296631359965002</id><published>2007-11-18T18:48:00.002+01:00</published><updated>2007-11-18T18:49:34.162+01:00</updated><title type='text'>Les clés de l'intériorité</title><content type='html'>Il arrive d’entrer dans un appartement et de s’y sentir, dès le premier instant, mal à l’aise, -comme attaqué par une odeur âpre, une couleur criarde- alors, il faut se terrer dans un coin, se faire tout petit, en attendant de partir. Il arrive de pénétrer dans un studio, et de se sentir immédiatement chez soi, s’asseoir par terre au beau milieu de la pièce, chauffé comme par un rayon de soleil, vouloir y rester sans compter les heures.&lt;br /&gt;Il y a de vieilles maisons en pierres, immenses et froides, qui sentent l’humidité : des couloirs partout, héritage des générations. Il y a des chalets en bois dans lesquels un feu crépite allègrement pendant que la pluie résonne et glisse sur les tuiles.&lt;br /&gt;Certaines portes sont hermétiquement closes (souvent, elles sont immenses et métalliques), d’autres, entrouvertes, laissent percer un brin de lumière ; certaines portes s’ouvrent et ne se referment jamais (ni verrou, ni cadenas, ni clé), d’autres, totalement ouvertes, claquent au premier courant d’air. Certaines fenêtres sont condamnées par l’envahissement naturel (branches, ronces, lierres), de petites lucarnes peuvent offrir de beaux paysages mais peu d’air ; certaines fenêtres s’ouvrent sur la mer et l’infinie courbe droite de l’horizon, de petits velux peuvent laisser pénétrer un ciel étoilé.&lt;br /&gt;Il existe des pièces aux murs blancs, de ce blanc régulier et lisse, irrémédiable, des pièces ornées de vieilles tapisseries à grosses fleurs multicolores, des pièces qui sentent le gâteau au chocolat, des pièces parsemées de cartes postales et de photos, souvenirs impérissables, des pièces désertées, abandonnées, vidées, dans lesquelles s’amasse jour après jour un tas de poussière qui ne sera jamais nettoyé, des pièces agencées de rideaux en velours, des pièces où se réverbèrent des musiques enchanteresses, voire envoûtantes, aphrodisiaques, des pièces aux plafonds encerclés de frises interminables, il existe des pièces sombres dans lesquelles chacun se perd toujours un peu plus…&lt;br /&gt;Sans parler de tous ces lieux de passages furtifs : la tente qui se plie, se déplie, se replie, les gîtes, les squats, les ponts, les grottes, les cabanes de jardin,… &lt;br /&gt;Oui, l’humanité, la vie et le cœur ont des recoins, des courbes, des formes insoupçonnés, et infiniment variés.&lt;br /&gt;M. R.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-8421296631359965002?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/8421296631359965002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=8421296631359965002' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8421296631359965002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/8421296631359965002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/les-cls-de-lintriorit.html' title='Les clés de l&apos;intériorité'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3292927692869773478</id><published>2007-11-18T18:48:00.001+01:00</published><updated>2007-11-18T18:48:22.593+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Voix&lt;/strong&gt; : Quand la voix ne sait pas dire, elle se fait écriture. Quand l’écrit ne suffit plus, la voix se fait cri dans l’écriture. Quand l’écrit, le cri, ne suffisent plus, la voix se meurt, elle se fait silence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3292927692869773478?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3292927692869773478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3292927692869773478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3292927692869773478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3292927692869773478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/voix-quand-la-voix-ne-sait-pas-dire.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-3261624521774279701</id><published>2007-11-18T18:35:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T18:47:33.454+01:00</updated><title type='text'>La pluie de l'oubli</title><content type='html'>De la gouttière, tombe, goutte à goutte,&lt;br /&gt;Le souvenir de vieux sentiments épars,&lt;br /&gt;Perdus, dispersés.&lt;br /&gt;Elles roulent, les perles de mémoire,&lt;br /&gt;Elles s’aplatissent sur la faîtière,&lt;br /&gt;S’écrasent contre les tuiles rouges&lt;br /&gt;Et coulent, s’échappent doucement.&lt;br /&gt;M.-F. R.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-3261624521774279701?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/3261624521774279701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=3261624521774279701' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3261624521774279701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/3261624521774279701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/la-pluie-de-loubli.html' title='La pluie de l&apos;oubli'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-544088638070408999</id><published>2007-11-18T18:34:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T18:35:28.815+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Frivolité&lt;/strong&gt; : La légèreté d’une jupe à fleurs par une douce soirée d’été.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-544088638070408999?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/544088638070408999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=544088638070408999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/544088638070408999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/544088638070408999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/frivolit-la-lgret-dune-jupe-fleurs-par.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-6253070628333189927</id><published>2007-11-18T18:32:00.000+01:00</published><updated>2008-01-05T16:32:45.134+01:00</updated><title type='text'>Tableau gris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Je suis prise d’un soudain goût de nostalgie amère, j’écoute des airs angoissés, qu’importe, ces mélodies, ce sont un peu les tiennes, elles font partie de ton monde, ou plutôt devrais-je dire, elles font partie de mon monde, de celui que j’ai créé à partir du tien, de ton monde vu à travers le mien, ou l’inverse. J’ai envie de te parler, Joris. Alors, je laisse libre cours à mon écriture, l’une de mes seules armes contre la réalité, au moins, une chose est certaine, mes mots peuvent surgir, sans crainte, sans gêne, et mieux, sans risque même que tu ne les lises un jour (du moins, ce jour n’est pas encore venu, peut être, un jour, viendra-t-il, ce jour ?). Les mots me tuent toujours un peu, n’est-ce pas perdre de soi même, écrire ? Donner, sans retour, sans partage. Qu’importe, cela reste à l’image de mon Amour pour toi. Il y a des choses qu’on ne nomme pas, des choses qu’on n’explique pas, celle-ci en fait juste partie.&lt;br /&gt;Notre  Histoire est teintée de noir et de blanc : je n’y vois pas de couleurs vives, mais tout un dégradé de noirs, de blancs, en passant par les gris. C’est un miroir sur un mur, dans lequel tu parais le visage tourné vers une porte à demi fermée, la porte est éclairée, gris blanc, par une fenêtre invisible, mais derrière la porte, le noir est dense. Tu es au centre, une partie de toi est éclairée, -par cette fameuse fenêtre que l’on ne peut voir-, l’autre partie est dans l’ombre, dans un noir sombre, mais tu es aussi au centre du miroir, ce qui inverse les jeux de clairs obscurs. Dans un petit coin du miroir, dans un gris foncé discret, on devine plus qu’on ne voit un œil, presque imperceptible, qui regarde ton reflet dans le miroir, c’est moi, je suis hors cadre. »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-6253070628333189927?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/6253070628333189927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=6253070628333189927' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6253070628333189927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/6253070628333189927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/tableau-gris.html' title='Tableau gris'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-891067298383981312</id><published>2007-11-18T18:31:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T18:32:01.448+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Présence&lt;/strong&gt; : Quand un silence sans gêne remplace tous les mots et combat tous les maux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-891067298383981312?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/891067298383981312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=891067298383981312' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/891067298383981312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/891067298383981312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/prsence-quand-un-silence-sans-gne.html' title=''/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-1687425190359110773</id><published>2007-11-18T18:29:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T21:33:07.673+01:00</updated><title type='text'>L'immortelle éternité d'un maître</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au beau milieu d’une ère médiatique, où l’image est la reine des reines, où l’admiration des jeunes filles de mon âge se porte essentiellement sur le faux reflet refait de ce que l’on nomme couramment les « stars », ces hommes stéréotypés et figés (les pauvres) dans une quantité de muscles, une taille, une couleur de rétine, une coupe capillaire -et même un regard- moulé, taillé, travaillé, pour être exactement aux mesures de l’offre et de la demande, au beau milieu de cette ère du « Regarde moi, c’est moi le plus beau », j’attacherai mon admiration à un individu du début du XVIIe siècle. Un homme dont je ne sais, dans le fond, rien. Il se prénommait Claudio, je suppose que sa famille, ses amis, les gens qui l’entouraient l’appelait ainsi : Claudio. Il est né en Italie, un pays, où, à l’époque, l’ère était à la redécouverte de l’antiquité, et à la découverte du monde, à l’élargissement de ses frontières. Claudio est entré dans ma vie, un samedi soir de printemps, il y a quelques années, -depuis, il ne m’a plus quittée, et il est vraisemblable qu’il ne me quitte jamais, jamais tout à fait en tous cas-.&lt;br /&gt;C’était dans une église, avec des bancs en bois qui craquent (et qui font mal aux fesses), où les gens se retiennent de tousser, à cause de la résonance. Deux grandes heures ainsi, assise. Je regardais ces jeunes devant moi, à peine plus âgés que moi, capables, ensemble, de faire frissonner une église pleine, -faible est l’emploi du verbe « frissonner »-, je fixais intensément ces solistes, dont la voix, dont la corde, pénétrait les oreilles de chacun (sans exception) pour entrer au plus profond d’eux-mêmes, dans leur intimité la plus propre. J’étais remplie d’une admiration forte. Mais d’où provenait-elle ? Devant moi, il y avait ces jeunes musiciens et chanteurs, certes, c’était des étudiants, des référents, des identifiants potentiels pour mon jeune âge. Je les ai tous regardé, fixé, scruté, pendant plus de deux heures, et pourtant, je ne les ai pas « vus », étaient-ils beaux ? Oui sans doute, -les musiciens, ne serait-ce parce qu’ils sont musiciens attirent toujours mon intérêt-, mais il y avait autre chose. Un tout. Il y avait, entre l’orchestre et le public, l’éternité de Claudio qui flottait, l’éternité d’un maître. Je venais de vivre une rencontre, un véritable coup de foudre.&lt;br /&gt;Et, -c’est le principe de tout coup de foudre-, j’ai compris que je ne pourrais désormais plus vivre sans Claudio. Que m’importe ce qu’il était ! Sans doute, un homme à la barbe blanche, coiffé et habillé comme on le faisait à son époque. Et son image ne m’intéresse pas, -elle n’aurait d’ailleurs aucun pouvoir, ni celui de diminuer ni celui d’augmenter mon admiration-. Non, il y a autre chose, cet homme n’était pas seulement un homme, mais un génie, un magicien même. Comment une œuvre née en 1610 a-t-elle pu traverser le temps sans prendre l’ombre d’une ride, pas même l’esquisse d’un vieillissement ? Comment Claudio est-il parvenu ce soir-là à me parler intimement à moi, toute jeune femme du XXIe siècle, ainsi qu’à toute une assemblée, d’âges si multiples ? Comment a-t-il su assembler à la perfection voix et instruments pour ne s’adresser qu’à ce qu’il y a d’humain en chacun ? Comment la langue morte qu’est le latin peut-elle reprendre vie, non qu’elle soit forcément directement «comprise » au sens intellectuel mais qu’elle soit remplie d’une absolue profondeur ?&lt;br /&gt;Toujours est-il que suite à ce soir, Claudio m’a emmenée pour la première fois dans un rayon de la FNAC qui m’était alors encore inconnu : il portait l’étiquette « classique ». Il me fallait une valeur sûre, je ne pouvais pas prendre le risque d’une écorchure. Je connaissais le barbu contemporain Savall mais surtout le pouvoir et la beauté de la voix de sa femme, Montserrat Figueras. Leur interprétation des Vêpres de la vierge -Vespro della beata Vergine pour nommer le titre exact- était ornée d’un label « diapason d’or » (que demander de mieux ?). Je me dirigeais vers la caisse, fièrement (néanmoins, je complétais mon achat d’un cd de Pink Floyd, « N’allez pas croire que j’écoute que de la musique qui a dépassé le stade des décennies !» devait souffler tout de même les résidus d’une voix adolescente dans un coin de moi-même. Pardon, Claudio, même si pardon à Pink Floyd aussi, que je respecte beaucoup !)&lt;br /&gt;Mon amour pour Claudio n’a, depuis ce jour, fait que grandir. Cela fera bientôt deux ans mais le sentiment reste le même, intact. Médicament en période d’insomnies, compagnon de route dans mes errances à travers rues, source de courage avant épreuve en tout genre, il est, il représente avec une justesse impressionnante, l’intensité du Sentiment. Ainsi cerné, canalisé, Claudio a ce pouvoir magique -et je pourrais dire, quasi divin-, d’apaiser, de stabiliser, de neutraliser le Sentiment. La partie finale en particulier, le Magnificat, renvoie à mon ouïe une proche image de ma propre représentation intérieure. Vingt minutes dont chaque seconde, bout à bout, est un frisson sans nom (plus magique encore, cela s’opère sans faille, à chaque écoute !). Captivée, toute entière, l’entremêlement du clavecin, des violons, des cornets, des voix, me transporte comme une drogue. Mes sanglots tremblants se transforment en larmes régulières ; mes excès éclatants de joie se transforment en un sourire bienveillant. Le pouvoir est tel, que presque, l’espace d’un bref instant, se dessinerait l’ombre furtive d’un Dieu absent, ou du moins, de « quelque chose d’autre ». Oui, Claudio sait se faire en même temps sensuel et divin. Il me parle et me nourrit.&lt;br /&gt;Ainsi, plus efficace que le poster du dernier sex-symbol au milieu d’un mur blanc, identiquement aussi fade que son prédécesseur et sans doute autant que son successeur, plus grand qu’une image faussement retravaillée et périssable, j’offre cet « exercice d’admiration » à l’immortel Claudio, qui, en 1610 a créé, -à mes yeux-, Le Chef d’œuvre musical par excellence. Désormais, à la question « qu’est ce que tu aimes comme musique ? », je sais répondre sans gêne pudibonde : «Monteverdi. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5UBTDN27tI/AAAAAAAAAA8/hiLz93_wgww/s1600-h/monteverdi_1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158030375015345874" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5UBTDN27tI/AAAAAAAAAA8/hiLz93_wgww/s200/monteverdi_1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-1687425190359110773?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/1687425190359110773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=1687425190359110773' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1687425190359110773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/1687425190359110773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/limmortelle-ternit-dun-matre.html' title='L&apos;immortelle éternité d&apos;un maître'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zUm3J661UTE/R5UBTDN27tI/AAAAAAAAAA8/hiLz93_wgww/s72-c/monteverdi_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2880230309442560954.post-2488902426847134116</id><published>2007-11-18T18:23:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T18:25:15.338+01:00</updated><title type='text'>A vingt ans</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;À vingt ans, -l’expression dit bien, « la vie devant soi »-, on croit tout pouvoir posséder (on est encore bercé d’illusions, ou plutôt, on sait qu’il est encore trop tôt pour arrêter de rêver), on croit que tout est possible : le succès, les voitures, les filles, et puis l’argent aussi. On court, on roule sur un long chemin dont on ne perçoit pas vraiment la fin. On se sent infaillible. Pour clamer son existence, on crie haut et fort : c’est là donc je possède.&lt;br /&gt;À vingt ans, Éric prend son sac de voyage et part à l’aventure. Il quitte son petit village natal pour la grande ville, la grande vie. Il affiche un sourire fier et sûr. Il arpente les rues, il parle à tout le monde, c’est là, ça lui appartient, la rue, les gens, les filles. Chaque jour, il se retrouve embarqué dans une nouvelle aventure, de soirées en soirées, de nouvelle tête en nouvelle tête. Il se sent pleinement exister. C’est une véritable frénésie, un réel désir de tout goûter, tout toucher, tout essayer, tout voir, tout entendre : tout est permis. (Comme le jeune bébé découvre les saveurs et ses cinq sens, et regarde, l’œil curieux, la cuiller de compote qu’il réclame arriver vers sa bouche.) Éric vit la nuit et travaille le jour. Ainsi, il n’a jamais la sensation de ne pas exister. Il est englobé de grandes théories sur la vie, sur les autres, sur lui aussi. Il ne se pose, ni ne s’arrête à aucun moment. La vie est brève ! Il va de bar en bar, de rues en rues. Et ce n’est que, bien plus tard, quand tout ceci lui paraîtra loin, trop loin, qu’il reconnaîtra, -mais rapidement, comme un mot échappé trop vite-, qu’il ne s’est jamais senti aussi seul qu’à ses vingt ans.&lt;br /&gt;À vingt ans, Viviane part, seule, au bout du monde. Elle choisit la plus grande distance possible du foyer parental. Mais l’éloignement géographique ne suffit pas, elle cherche encore et encore à s’éloigner, toujours plus loin, il faut tout essayer : la drogue comme solution. Pourtant, sur une plage exotique, à des milliers de kilomètres, l’esprit envoûté, ailleurs, Viviane pleure encore. Elle retourne chez les parents, repart vers quelque autre destination, revient et repart, revient… Dans sa poche, elle garde toujours précieusement la garantie d’un voyage, d’un ailleurs, la possibilité de s’échapper. Ainsi, assise devant sa fenêtre, elle peut refaire le monde à son image, attendre que passent les vingt ans.&lt;br /&gt;À vingt ans, Joris croit avoir déjà tout vu, tout entendu, tout essayé. Il a la certitude d’avoir déjà trop pleuré. La vie, il ne veut pas la cueillir, elle est là, à côté de lui. Il ère des heures à travers rues. Il reste assis sur son lit en fixant le vide, la tête dans les mains. Joris n’a pas d’illusions, il n’attend que l’heure ultime, sans réelle hâte. Il repasse en boucle ce qui fait sa courte vie, il ressasse, remâche, pleure dans d’inapaisables soubresauts. Il oublie de relever lentement la tête, et de voir devant lui, la vie qui n’attend que lui, au-delà des vingt ans.&lt;br /&gt;À vingt ans, on se construit, on se déconstruit, on se cherche, on se disperse, on ne se trouve jamais vraiment, on se sent invulnérable ou seul à crever, et on ignore encore que c’est là tout simplement ce qui fait la vie et la condition de tout le monde. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2880230309442560954-2488902426847134116?l=lesmotsretrouves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/feeds/2488902426847134116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2880230309442560954&amp;postID=2488902426847134116' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2488902426847134116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2880230309442560954/posts/default/2488902426847134116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesmotsretrouves.blogspot.com/2007/11/vingt-ans.html' title='A vingt ans'/><author><name>Les Mots Perdus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08664743350925471177</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
