jeudi 9 avril 2009

Service après vente de l'autruche



Je ne sais pas me vendre. Je n’ai pas de label. Je ne me suis pas créée des effets spéciaux et de fait, je ne brille pas. On ne me voit pas.
J’ai été jugée brillante pendant toutes mes études : mentions, encouragements. Mais je ne suis pas sous garantie, j’ai du oublier de souscrire à une assurance, on nous en propose tellement… Alors, maintenant je périme. Ce n’est pas facile de pourrir ainsi, le cerveau devient mou, la paresse s’installe, les heures tournent, passées à s’oublier. Tout le savoir dont je me suis empiffrée pendant des années s’enfuit, comme de la matière gazeuse. Rien pour le rattraper.

Je deviens une sorte de parasite : un truc qu’on ne laisse pas approcher, on risquerait de me vomir. Dangereuse ou incapable ? C’est une lutte interminable, celle d’un préjugé de base – devenu un fait commun en France – contre un mollusque impuissant.
Une autruche ferait mieux de ne pas vouloir sortir la tête du sable…

Aucun commentaire: