Comme une ombre errante, d’une rue à l’autre, je tourne en rond. Je piétine, le pas lent, sans but précis : les rues ne se correspondent pas, elles se ressemblent toutes. Les choses sont grises, ternes, voire sales. Le froid qu’un discret rayon de soleil ne parvient pas à percer se fait violent. Dans mes yeux, ce qui brille est transparent, comme le vent. Je suis comme la boule, en permanence logée au creux de mon ventre, qui glisse sans trouver d’appui, une boule qui vient de s’élancer, en contrebas du mur. Ce mur en briques rouges, haut, qui se rapprochait d’années en années, là-bas, au loin, ce mur que j’ai regardé de près avant de l’éviter de justesse. Je le longe dans ma course. Jamais, je ne l’ai côtoyé de si près. Il est là, omniprésent, à mes côtés, et ma lutte, celle que mon errance déploie toute entière, est de ne pas m’y heurter.
À l’horizon, devant moi, et loin en parallèle de cette muraille en briques rouges, je n’aperçois encore rien. Je vaque. Le langage est à court : « et après ? », -silence-. Un vide sans point d’appui. Cela signifie aussi que je ne peux pas me faire mal, du moment que je contourne le mur. Je suis en suspend, quelque part. J’ai trouvé un travail à l’image de ma vie : une transition, une vacation. Une tentative de repères dans une société où cela signifie "en marge".
Quand les rues défilent devant moi, quand mon regard est libre de se poser sans limites sur ce qu’il veut, comme il veut, où il veut, sans contraintes, ce que j’aime c’est la liberté. Le choix d’avancer, de s’asseoir, de regarder, de repartir. Et même si je marche vers un non-but sans sens, je garde l’espoir (peut-être vain) que cette vacation dans ma vie, m’offrira ses découvertes, au hasard d’une petite ruelle, légèrement cachée, dans l’ombre.
À l’horizon, devant moi, et loin en parallèle de cette muraille en briques rouges, je n’aperçois encore rien. Je vaque. Le langage est à court : « et après ? », -silence-. Un vide sans point d’appui. Cela signifie aussi que je ne peux pas me faire mal, du moment que je contourne le mur. Je suis en suspend, quelque part. J’ai trouvé un travail à l’image de ma vie : une transition, une vacation. Une tentative de repères dans une société où cela signifie "en marge".
Quand les rues défilent devant moi, quand mon regard est libre de se poser sans limites sur ce qu’il veut, comme il veut, où il veut, sans contraintes, ce que j’aime c’est la liberté. Le choix d’avancer, de s’asseoir, de regarder, de repartir. Et même si je marche vers un non-but sans sens, je garde l’espoir (peut-être vain) que cette vacation dans ma vie, m’offrira ses découvertes, au hasard d’une petite ruelle, légèrement cachée, dans l’ombre.
Une petite ruelle qui, à défaut, pourra toujours m'offrir une part de son ironie, remplacer la vacation par la vocation...
1 commentaire:
Yeuh... c'est toujours aussi beau. Mais sachant ce que cela représente, je me sens toute triste. J'aimerais faire quelque chose pour toi.
Accroche toi, la vacation ne sera pas éternelle. Courage, tu n'en es qu'au début, ça ne peut qu'aller mieux, j'en suis sûre. =)
Bisous Mymy.
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