Et je suis restée plantée là, à écouter silencieusement le chant courageux d’un oiseau dans la grise tombée de la nuit. Il s’égosillait, le piaf ! Une obstination féroce. Perché sur le froid glacé d’une branche qui hésite à bourgeonner, au milieu d’une pluie fine et froide, hostile. Pourquoi son chant solitaire m’a-t-il atteinte ? Il a produit en moi une sensation confuse, un mélange de mélancolie issue de nulle part, - ou de partout à la fois -, et une impatience enfantine, infinie.
Le chant de l’oiseau qui transperce les trop longues nuits d’un hiver qui s’étend. Les débuts du « printemps » dans l’hiver menaçant. La poursuite de l’automne dans l’hiver éclatant. Les giboulées continues de l’été absent oublié.
Le chant de l’oiseau qui transperce les trop longues nuits d’un hiver qui s’étend. Les débuts du « printemps » dans l’hiver menaçant. La poursuite de l’automne dans l’hiver éclatant. Les giboulées continues de l’été absent oublié.
1 commentaire:
Y'a plus d'saison ma pauv' dame... Cela dit tu as raison : les saisons se mélangent, et ta mélancolie venait peut-être du fait que l'oiseau semblait chanter trop tôt.
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