samedi 22 mars 2008

Jours du printemps...

Et je suis restée plantée là, à écouter silencieusement le chant courageux d’un oiseau dans la grise tombée de la nuit. Il s’égosillait, le piaf ! Une obstination féroce. Perché sur le froid glacé d’une branche qui hésite à bourgeonner, au milieu d’une pluie fine et froide, hostile. Pourquoi son chant solitaire m’a-t-il atteinte ? Il a produit en moi une sensation confuse, un mélange de mélancolie issue de nulle part, - ou de partout à la fois -, et une impatience enfantine, infinie.
Le chant de l’oiseau qui transperce les trop longues nuits d’un hiver qui s’étend. Les débuts du « printemps » dans l’hiver menaçant. La poursuite de l’automne dans l’hiver éclatant. Les giboulées continues de l’été absent oublié.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Y'a plus d'saison ma pauv' dame... Cela dit tu as raison : les saisons se mélangent, et ta mélancolie venait peut-être du fait que l'oiseau semblait chanter trop tôt.