dimanche 25 novembre 2007

Marché de noël

La foule, des gens partout : la grande vague, le grand passage annuel, le marché de noël. Des troupes d’allemands de plus de soixante ans, arrivées en masse dans des cars, marchent d’un pas lent, en parlant fort. Ils s’arrêtent devant chaque curiosité, stand, décoration kitch, magasin de souvenirs de la capitale alsacienne, ils s’attendent, s’interpellent, s’exclament, rient grassement. Arrive en même temps tout un bus de jeunes collégiens du Sud de l’alsace, en sortie exceptionnelle. Ceux-ci, courent, braillent, se chamaillent, se disputent. Au milieu de la foule, elle marche, ou plutôt elle tente de marcher pour rentrer chez elle. Des familles entières sont venues pour l’occasion, quelle joie de partager ensemble, la mauvaise mine blafarde de l’adolescent plaintif, traîné de force, et d’entendre brailler le dernier né dans sa poussette (il n’est pas encore en âge de tenir sur ses pieds). Sans oublier le fidèle (et inséparable) petit chienchien dans sa jolie petite veste de fourrure, - détail qui permettra aux passants interloqués d’oublier que la « crocrotte » sur le trottoir puisse provenir de cet animal aux allures civilisées -. C’est l’agglutinement devant les stands de vin chaud, les gens stagnent, quelques autochtones échangent des paroles en dialecte, tandis que d’un autre côté de petits groupes de jeune affichent fièrement leur bonnet de père noël rouge à pompon blanc orné d’étoiles rouges qui clignotent. Elle tente de passer, elle se fraie un passage, difficilement. Les corps s’entrechoquent, les gens se bousculent, s’excusent, se marchent sur les pieds, redisent « pardon », attendent, - quelqu’un vient de s’arrêter, sans prévenir, pour faire la bise à quelqu’un qui passe en sens inverse -, font deux pas, essaient de regarder par-dessus les épaules d’un groupe de gens tassé là le contenu d’un stand qui paraît intéressant. Il fait froid, c’est la remarque générale. Les odeurs du vin chaud et des bredele se fondent ensemble. A chaque coin du marché se trouve un père noël jouet qui sifflote un joli air, « les anges dans nos campagnes… », les anges citadins, eux, sont brandis aux fenêtres des bâtiments éclairés de mille feux, et, au centre de tous ces jeux de lumières, s’élance majestueusement, la cathédrale.

3 commentaires:

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

(zut j'avais fait des fautes de frappes dans mon commentaire.. Alors je le supprime et je le remets correctement. lol) voilà ! Je me suis réinscrite exprès pour pouvoir te poster un message sur ce texte. :D Je l'aime beaucoup, j'adore la façon dont tu observes les gens autour de toi et dont tu rends ça sur papier. Je trouve encore plus difficile de décrire ce l'on voit réellement que d'inventer quelque chose. Rester fidèle à la réalité et la rendre exactement de la manière dont on la ressent c'est vraiment pas évident. Et tu le fais très bien. J'aime bien ce texte du marché de Noël. Surtout que je vais pouvoir le voir de mes propres yeux bientôt. ^^ Alors continue surtout, et à bientôt ! Bisous !

signé : la soeur du mec que t'aimes bien.... ^^

Les Mots Perdus a dit…

Merci Lya, petite soeur du mec que j'aime bien ! ^^
Je suis contente que tu aies recréé une adresse du coup, comme ça, j'ai aussi la chance de pouvoir te lire. Gniark !
Bisous.
PS : oui tu as eu la chance de voir ce splendide marché de Noël !